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Catégorie : Plateformes

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LMS open-source : le benchmark pour décider

Jean Luc Peuvrier et Jean-Yves Loiget de Stratice présentaient leur étude de 9 plateformes open-source aux souscripteurs et à plusieurs experts invités pour l’occasion au CFA’com de Bagnolet le 28 septembre.

Le parti a été pris de placer les fonctionnalités pédagogiques au centre du benchmark, d’aborder le comparatif coté utilisateur et de positionner les questions techniques au deuxième plan.
Qu’il soit formateur ou responsable de formation, l’utilisateur ne disposant pas de service informatique en interne peut se faire une idée précise des fonctionnalités de chaque plateforme.
Les critères répondent aux questions que se pose tout nouvel utilisateur pour permettre aux organismes une aide à la décision lors de l’élaboration du cahier des charges de leur projet.

Deux entrées, l’une par critère, l’autre par plateforme. Les critères sont répartis en douze grands domaines.

L’étude fait ressortir les spécificités de chaque outil par rapport aux usages attendus.

Yves Loiget distingue deux approches dans la conception des plateformes : un accès « parcours » pour Ganesha et Formagri qui facilite les affectations individuelles ou de groupe, une orientation « cours » pour les autres.

L’étude par critère met en évidence les points forts de chaque plateforme sur des aspects spécifiques : chez Dokéos on notera la facilité du paramétrage de l’ouverture des outils et des droits d’accès, le choix affichage sur 2, 3 colonnes.

Moodle est la seule plateforme qui offre plusieurs formats de cours, qui permet  un affichage aisé de l’organisation et de la hiérarchisation des cours, Spiral est la seule qui permet une modération pointue des messages des forums.

Attention, le comparatif a été effectué sur les plateformes « nues » sans  plugin, de nombreux utilisateurs installent leurs outils et applications favoris mais cette installation est soumise aux droits qui leur sont attribués et elle peut occasionner des problèmes lors des mises à jour.

Suite au benchmark les souscripteurs et clients ont accès aux plateformes testées en ligne, des mises à jours régulières sont prévues, l’objectif est de constituer une communauté en ligne qui participe à son actualisation.

L’étude de 237 pages est maintenant téléchargeable pour les souscripteurs, elle est commercialisée au prix de 700 € HT sur le site de Stratice.

À quand la version open-source, ou creative commons du benchmark ? 😉

Micro tendu à e-Doceo

Ce mois-ci, Jérôme BRUET, Directeur de la société e-Doceo se prête volontiers aux jeux des questions-réponses. Il est interrogé par Dominique GROS, consultant indépendant et membre de Learning Planet.

Produits, positionnement, stratégie, vision du marché, M.BRUET vous explique tout cela…

Pouvez-vous nous présenter votre société ?

Nous avons créé e-doceo en 2002. Au départ, nous étions 3 dans un garage ! Aujourd’hui nous formons une équipe de 120 collaborateurs répartis dans 10 pays (France, Belgique, Canada, Colombie, Espagne, Maroc, Mexique, Océan Indien, Pays-Bas et Suisse) et nous allons ouvrir très prochainement une nouvelle structure dans un grand pays européen. Notre siège est situé à Nantes où travaillent 75 collaborateurs et nous possédons aussi des bureaux à Paris.

Votre société se positionne sur quels types de prestations ou produits ?

La colonne vertébrale de notre société est l’édition de logiciels pour créer, gérer et diffuser des formations. On retrouve par conséquent dans notre gamme un LMS, un LCMS, un outil de rapid learning, un outil auteur, un portail de formation, bref,tous les outils qui contribuent à une efficacité optimale de la matière pédagogique de nos clients, que cette dernière soit formelle ou informelle, e-learning ou blended learning. En complément de nos logiciels, nous offrons également des prestations de services pour accompagner nos clients (formation, accompagnement à l’exploitation des logiciels, production sur mesure).

Avez-vous un secteur d’activité privilégié ?

Non, nos logiciels sont très souples à paramétrer et sont issus d’une recherche en efficacité pédagogique. Ils s’adaptent par conséquent à tous les types d’activité. Nous distinguons en revanche deux grandes catégories de clients : les entreprises, majoritairement des grandes entreprises (57% de notre CA) et les organismes de formation. En 10 ans, nos solutions ont été implantées chez plus de 900 clients dans le monde.

Parlez-nous de votre offre LMS et outils de production

Notre LMS elearning manager contribue à former 2,5 millions d’utilisateurs répartis entre 350 clients. Son ergonomie, sa souplesse de paramétrage et sa fiabilité sont les principaux points positifs salués. L’accueil modulaire de la plateforme se compose de widgets interactifs pour une totale personnalisation. Sur le plan fonctionnel, nous pouvons mettre en avant lapuissance de son générateur de reportingses outils dédiés à l’apprentissage informel (micro-blogging, wiki, communauté, flux RSS etc.) ou encore ses fonctionnalités de recherche présents dans chaque onglet de la plateforme. L’ensemble de ces fonctionnalités intégrant les outils web 2.0 favorisent la création de communautés d’apprentissage et l’instauration d’un véritable réseau social d’entreprise !

Nos logiciels de production quant à eux sont extrêmement puissants et couvrent l’ensemble des besoins fonctionnels (rapid learning, e-learning, serious game), organisationnels (fonctions collaboratives, online et offline) et technologiques (Flash, HTML5). Pour bien connaitre le marché international, nous savons que notre offre se situe en haut de l’affiche.

Votre société se positionne sur le marché de l’édition e-learning, quelles tendances observez-vous actuellement dans ce secteur ?

Tout d’abord, la consolidation bat son plein. Il ne se passe pas une semaine sans que deux acteurs fusionnent. Ces fusions vont d’ailleurs généralement dans le sens du regroupement industriel entre LMS et logiciel de Talent ou plus globalement de SIRH. Ce n’est pas notre positionnement, nous souhaitons rester un pur player.

Sur le plan fonctionnel, nous (éditeurs) avons développé des solutions technologiques pour l’apprentissage informel, le serious game ou le mobile learning mais pour l’instant les usages restent encore limités. En revanche, l’industrialisation des supports de formation, bien que moins « fashion » sur le plan marketing est une vraie tendance opérationnelle de nos clients. Comment faire plus, plus vite, moins cher et en plusieurs langues ? C’est une attente pour laquelle nous offrons des solutions matures.

Quels sont, d’après vous, les points forts de votre société sur ce marché assez concurrentiel ? Comment vous démarquez-vous ?

Notre ergonomie, je dirais même d’avantage notre ratio ergonomie/performance. Nous offrons des outils qui sont souvent les plus en pointe sur le plan fonctionnel et qui proposent malgré tout une réelle facilité de prise en main. On peut ajouter à cela la satisfaction de nos clients : nous en gagnons beaucoup et le taux de renouvellement de nos produits et services avoisine les 95%, ce qui est déterminant sur un marché pourtant très volatile comme celui de la formation à distance. Notre qualité est reconnue et nous permet de grignoter des parts de marché sur le parc e-learning déjà installé.

Grâce à nos implantations internationales, nous accompagnons des groupes mondiaux dans la mise en place de solutions informatiques dédiées au e-learning.

Quels sont, d’après vous, les facteurs clés de succès d’un projet e-learning ?

Il y en a beaucoup car le e-learning demande de mixer pas mal de savoir-faire. Je préfère donc cibler les facteurs d’échecs. J’en identifie trois principaux :

  • Le premier est la perte de l’objectif. Dans notre métier l’objectif est toujours pédagogique, mais un très grand nombre de projets le mettent en arrière-plan et se focalisent sur des aspects de communication.
  • Le second, c’est l’absence de travail sur les fondamentaux pédagogiques, par exemple « qu’est-ce qui motive les apprenants ? ». Si vous écoutez ce qui se dit sur notre marché à ce sujet, c’est effrayant pour l’ex universitaire en sciences de l’éducation que je suis !
  • Pour finir, le troisième est plutôt macro. Il faut, dès le premier projet, instaurer une nouvelle organisation offrant une place au e-learning et si possible l’infrastructure informatique qui va avec. Sinon vous risquez l’effet feu de paille. Vous devez travailler sur les points d’ancrage du e-learning dans votre structure.

Quels sont vos prochains axes de développement ?

Continuer à maintenir un rythme en R&D très soutenu et qui nous permet de garder un temps d’avance sur le marché. L’autre axe de développement c’est l’international, notre avance technologique et pédagogique se vend bien à l’étranger et nous entendons bien profiter encore plus de cet avantage à l’avenir.

En conséquence, quelles sont vos perspectives d’embauche ?

Nous pensons qu’e-doceo recrutera 50 personnes en France dans les 2 ans qui viennent et une centaine dans le monde. Notre DRH est bien occupé !

Les LMS demain

Quelles seront les fonctionnalités les plus utilisées dans les LMS demain ? 

La plateforme de formation à distance, aujourd’hui noyau de tout dispositif de blended learning, a progressivement évolué pour suivre la demande des utilisateurs, et pour intégrer les outils technologiques apportés essentiellement par le web 2.0.

La demande des utilisateurs s’oriente de plus en plus vers une gestion des compétences plutôt que vers une gestion de la formation. La plupart des LMS intègrent donc, au moins partiellement, des fonctionnalités de gestion des compétences. Le LMS doit être capable d’évaluer l’écart entre compétences présentes et compétences à acquérir.

Les réseaux sociaux prennent progressivement leur place dans les processus d’apprentissage informel notamment. Ainsi de plus en plus de plateformes proposent une fonctionnalité (ou/et une connexion) de réseau social via lequel l’apprenant et l’enseignant peuvent échanger dans une même communauté.

Ces fonctionnalités, naissantes dans les LMS, sont certainement appelés à se développer, à la demande des entreprises, qui souhaitent que l’apprenant, le salarié, l’étudiant dispose d’un véritable environnement numérique de travail plutôt que d’une « simple » plateforme de formation.

Une autre évolution sera certainement à terme l’intégration dans les LMS de fonctionnalités d’e-commerce, encore peu présentes aujourd’hui. En effet, dans la mesure où l’utilisateur, via le catalogue de formation de mieux en mieux géré (recherche, filtre, auto-évaluation), peut choisir son parcours, s’y inscrire, on ne voit pas pourquoi il ne pourrait pas directement l’acheter sur la plateforme.

Et enfin une des évolutions déjà présente, est la possibilité d’apprendre de façon désynchronisée. L’apprenant suit un ou deux modules par exemple en mode déconnecté, puis lorsqu’il se reconnecte sur le système, son historique est mis à jour par le LMS : cela répond à l’évolution du monde professionnel dans lequel le travail est de plus en plus nomade et où la frontière entre temps de loisirs et temps professionnel est de moins en moins marquée.

Le développement des communautés d’apprenants va de pair avec la mise à disposition des médias sociaux dans les SLMS (Social Learning Management System). Ainsi l’apprenant inscrit sur un parcours de formation est automatiquement membre de la communauté apprenante associée

Via sa communauté, l’apprenant pourra échanger ses idées, agir sur le contenu du cours, partager ses pratiques, chercher des compétences expertes, communiquer avec d’autres membres, accéder au microblog…

Les secrets du succès de Moodle, le LMS Opensource

Vous pensez tout savoir sur le LMS opensource Moodle ? Mais que savez-vous de la communauté Moodle et de son succès dans le domaine éducatif ? Petit tour d’horizon des chiffres clés de l’utilisation de Moodle et du modèle économique sur lequel il s’appuie.

Inscrivez-vous sur moodle.org, vous voilà sur la plateforme Moodle 2.0. Moodle.org permet à ses utilisateurs de partager sur l’outil qu’ils utilisent en commun. La plateforme est elle-même le support des échanges sur son sujet, quoi de plus pratique pour se former à cet outil que de l’utiliser dans son élément privilégié, l’autoformation et le constructivisme ?

Quelques chiffres pour commencer

Les forums sont particulièrement actifs : assistance pédagogique, assistance technique, nouvelles générales et annonces, 450 messages mensuels sont postés en moyenne sur la partie francophone, questions et réponses des « moodleurs ». Le site intègre aussi les ressources dans tous les formats numériques supportés par Moodle et les activités que propose la plateforme : glossaire, chat, bases de données, wiki…

En France, 817 sites de Moodle en exploitation sont enregistrés, à l’échelle mondiale on en compte 53,757 mille au 11 juillet 2011.
Ces statistiques ne tiennent pas compte des Moodle installés en « local » ou utilisés en interne pour le partage de ressources et le travail collaboratif ni les sites de développement. Moodle existe en 78 langues et est utilisé dans 213 pays.

Qui sont les membres de la communauté Moodle ?

Moodle est largement plébiscité dans le monde universitaire ainsi qu’en collèges et lycées. Ce secteur représente 59% des installations comme le représente le graphique réalisé à partir du résultat d’un sondage permanent réalisé sur « Using Moodle » le cours qui centralise les « moodleurs »  du monde entier.

Il est intéressant de constater que parmi les 41% restant on trouve 15% d’entreprises. Il est difficile d’identifier les organismes de formation privés ou publics qui utilisent Moodle derrière les catégories « Privés » et « Autres ». « Privés » traduisant ici le  terme anglais « Independant Teaching » qui peut recouvrir à la fois les écoles et les organismes de formation privés.

1603 personnes seulement ont répondu à ce sondage sur les 1,075 million  moodleurs mais on peut affirmer que cette représentation majoritaire du corps enseignant se retrouve également au niveau francophone d’après les profils publics des moodlers francophones.
Peu d’indicateurs permettent d’identifier l’usage qui est fait de Moodle en entreprise et dans le secteur de la Formation Professionnelle Continue en France.

Il est très probable que les moodleurs du monde de l’entreprise ou de la FPC*1 ne communiquent pas aussi ouvertement sur leur utilisation de Moodle que les acteurs de l’enseignement. Pour quelles raisons ?

La communauté Moodle francophone se réunissait du 27 au 29 juin à Hammamet en Tunisie pour le 7e Moodlemoot francophone, nous avons posé la question à Nicolas Martignoni*2 qui pointe l’utilisation plus large de Moodle dans les entreprises du monde anglophone et estime que son usage est plutôt en interne dans les entreprises françaises.

On peut émettre les hypothèses que l’environnement dans lequel travaillent les moodlers du monde de l’entreprise ou de la FPC est plus concurrentiel que celui de l’enseignement, que les usages de partage et la dynamique de réseau sont encore limités au sein de ces structures et enfin que certaines attentes des acteurs de la formation professionnelle sont spécifiques et ne trouvent pas réponse auprès des professeurs et acteurs de l’enseignement.

L’environnement Moodle est-il adapté au monde de l’entreprise et de la FPC ?

Selon Jérôme Demiaux, moodleur particulièrement utile*3, administrateur du site d’accompagnement pédagogique de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon :

« Cela dépend de la taille des entreprises : les grandes entreprises attendent des solutions clés en mains, et sécuritaires, avec Moodle tout est à créer : la pédagogie, les ressources ils n’ont pas la capacité de créer l’ingénierie, les contenus c’est la raison pour laquelle ils veulent du tout prêt.
Avec Moodle on ne vend rien : on donne, le gratuit cache quelque chose : il y a des risques, pas de maintenance, pas de réseau commercial »

Moodle est tellement « modelable » qu’il peut s’adapter à des projets variés.
Comme tout outil, il sera choisi en réponse aux besoins exprimés dans le contexte de chaque projet.

Le forum anglophone « Moodle Business Uses » est dédié à l’utilisation spécifique de Moodle pour les professionnels du e-learning. On y trouve la réponse aux problématiques du domaine. Intégration d’applications externes propriétaires : outils auteurs, classes virtuelles, conception de contenus normés permettant l’interopérabilité…

Face aux  enjeux forts de la formation professionnelle tout au long de la vie, en réponse aux changements qui bouleversent notre société, qu’en sera-t-il sur les prochaines années ? Le modèle collaboratif ne va-t-il pas devenir rapidement incontournable ?

Quel modèle économique ?

Vous connaissez la communauté Moodle qui est la partie la plus visible, mais connaissez vous Moodle Trust ?
Nicolas Martignoni nous donne les clés de lecture de ce modèle efficace dans les sessions d’ouverture du Moodlemoot.
Moodle Trust est la société qui gère, développe le logiciel et coordonne le projet Moodle dans son ensemble. Moodle Trust est principalement représenté par les « Headquarters », l’équipe d’administration, composée à ce jour de 19 personnes.

Connaissez vous les Moodle Partners ? Ce sont des sociétés, environ 50 réparties dans le monde, qui ont reçu l’agrément du Moodle Trust pour vendre des services liés à Moodle. Les Moodle Partners peuvent apporter aux « Clients Moodle » (écoles, entreprises ) toutes réponses professionnelles en termes de développement et de support. Ils contribuent au développement de Moodle à la fois par leur expertise, mais aussi par le versement de redevances au Moodle Trust. Ce sont donc principalement les Moodle Partners qui « font vivre » économiquement Moodle en commercialisant les services qui y sont liés.

Plusieurs statuts existent pour les développeurs Moodle, répartis sur tout le globe. Ils peuvent appartenir à des institutions qui utilisent Moodle ou bien faire partie des Headquarters ou des Moodle Partners. La communauté Moodle comprend de nombreux développeurs qui apportent régulièrement de nouveaux plug-in ou fonctionnalités.

Ce modèle économique permet de proposer une garantie aux entreprises qui recherchent un service fiable et sécurisé et également l’utilisation gratuite du logiciel pour les écoles ou universités qui ne souhaitent pas investir dans un LMS propriétaire mais sont prêtes à retrousser leurs manches pour assurer son installation et sa maintenance en toute autonomie.

Le modèle favorise alors la philosophie pédagogique de Moodle, l’apprentissage par essais / erreurs, la boucle est bouclée : autoformation et constructivisme font aussi partie du modèle économique !

*1 FPC : Formation Professionnelle Continue
*2 Nicolas Martignoni est coordinateur de la communauté francophone et responsable de la traduction de Moodle. Il présente chaque année lors de la séance d’ouverture du Moodlemoot les évolutions de Moodle et relève certains aspects importants et moins connus comme l’environnement économique de Moodle.
*3 Moodleurs particulièrement utiles : Ces participants ont récemment écrit un grand nombre de messages « utiles » dans les forums de Moodle en français, d’après les évaluations de la communauté francophone de Moodle

ePortfolio et web 2.0 au service de l’employabilité – Retour d’expérience

L’action baptisée « Employabilité 2.0 » a été menée entre l’été 2010 et le printemps 2011 par la Webschool de Tours, en partenariat avec le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles, Le Bureau d’Information Jeunesse d’Indre et LoireAssociation de Formation Professionnelle Polytechnique de Touraine etEcole de la 2ème Chance Tours Val de Loire.

Ce projet a reçu un financement du Fonds Social Européen dans le cadre de la Mesure 4.2.3.

Cette action s’était donnée comme objectif de diversifier et enrichir les outils d’accompagnement des opérateurs qui travaillent avec les publics en insertion professionnelle et notamment les jeunes dans le cadre de dispositifs d’accompagnement vers l’emploi.

L’action comprenait trois axes de travail :

Axe 1 : la formation et l’accompagnement de deux groupes de personnes en situation d’insertion professionnelle : 16 personnes, réparties en deux groupes ont été concernées. Chaque participant a pu bénéficier de dix séances d’une demi-journée (1), réparties entre octobre 2010 et janvier 2011.

Axe 2 : une formation-action à destination des professionnels qui travaillent avec le public visé : dix professionnels se sont inscrits à l’action qui s’est déroulée de septembre 2010 à janvier 2011 sur sept séances d’une demi-journée. Le principal objectif était de permettre aux accompagnateurs de s’approprier la démarche afin de pouvoir accompagner leur public. Chaque participant a pu construire son ePortfolio et s’approprier les outils numériques.

Axe 3 : la rédaction d’un guide méthodologique formalisant la démarche ePortfolio. Le transfert méthodologique s’est concrétisé par la rédaction de d’un guide (2) qui est le fruit de l’expérimentation et qui reprend la démarche mise en œuvre. La Webschool a également consacré une conférence sur le thème de l’employabilité et le Web2.0 qui s’est déroulée au mois de novembre 2010.

Les actions ont été animées conjointement par Hervé Breton, directeur d’études HBNEO et Rémi Lévy, chef de projet de l’action pour le compte de la Webschool de Tours.

Pour chacun des groupes, la méthodologie d‘accompagnement au portfolio s’est structurée en quatre étapes :

  1. Recensement et collecte des pièces justificatives : les participants ont collecté les traces et pièces justificatives de leur parcours professionnel.
  2. Recensement des expériences professionnelles de manière chronologique.
  3. Analyse de situations professionnelles et identification des connaissances et compétences.
  4. Délibération par le candidat sur les éléments collectés pour valorisation dans le cadre du CV et des éléments socialisés du portefeuille de compétences.

L’accompagnement dans la familiarisation des outils numériques et des médias sociaux s’est porté principalement sur l’environnement Google. La démarche a été conduite en quatre étapes :

  1. Inscription sur Google via l’ouverture d’un compte sur la messagerie Gmail.
  2. Appropriation des outils Google-documents.
  3. Appropriation des outils Google-sites.
  4. Structuration de l’ePortfolio et socialisation par le relais des médias sociaux.

Résultats de l’action

Au terme de l’action, une évaluation par questionnaire a été réalisée auprès des participants.

  • 71% des personnes ont découvert des expériences importantes qu’elles avaient oubliées.
  • 88% des personnes ont appris qu’elles pouvaient mieux décrire leurs compétences.
  • 66% ont trouvé la formation plutôt intéressante et 22% l’ont trouvée très intéressante.

Concernant les outils numériques :

  • 75% ne connaissaient pas les outils Google ;
  • 55% ont trouvé l’utilisation des outils plutôt simple ou très simple et 44% plutôt difficile.

L’analyse de l’action a permis de formuler les préconisations suivantes :

  • développer des méthodologies de type carnet de bord et tenue d’un blog pour s’appuyer sur les activités du quotidien ;
  • évaluer avec minutie au démarrage de l’action, les compétences numériques de base (prévoir si nécessaire une formation préalable pour l’usage des logiciels et navigation sur le web) ;
  • accorder une attention particulière au « téléversement » de documents personnels sur la toile ;
  • ajuster les modalités d’accompagnement selon le niveau de maîtrise des outils numériques ;
  • prendre en compte le degré de familiarité des bénéficiaires aux approches dites de « retour sur l’expérience » ;
  • – prendre le temps d’un accompagnement individuel sur chacune des étapes de la construction du portefeuille de compétences.

Quelques préconisations pour la mise en place d’une telle démarche :

  • séquencer la démarche selon les étapes suivantes : appropriation des outils numériques , appropriation des outilsePortfolio (dans notre cas, outils Google, accompagnement à la démarche Portefeuille de Compétences, socialisation et utilisation des médias sociaux.
  • ajuster la durée nécessaire à chaque étape en fonction des niveaux de maitrise des outils ;
  • – mener avec les participants une véritable réflexion sur les enjeux « d’exister en ligne » et de « gérer son identité numérique ». Ceci étant particulièrement vrai pour les publics ciblés dans ce projet.

Article rédigé conjointement par Hervé Breton et Rémi LEVY – mai 2011

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(1)  Le programme prévoyait huit séances, deux séances ont été ajoutées après une évaluation intermédiaire – le programme est disponible sur le site du projet.

(2) Ce guide sera bientôt téléchargeable sur le site : www.employabilite2point0.fr,

La nouvelle offre Xperteam/Altedia pour développer les compétences de vos commerciaux

Xperteam et Altedia Training se sont alliés et proposent une solution mixte de formation pour développer les compétences et les performances des équipes commerciales.

Cette solution a la particularité d’être constituée de « briques » de formation présentielle, e-learning et de coaching, le tout avec un accompagnement projet d’une durée de 6 mois pris en charge par un consultant expérimenté.

Ce qui est intéressant dans cette initiative c’est que la formation a été pensée comme un dispositif complet d’accompagnement. Voyons pourquoi.

Le binôme est parti du constat que, la plupart du temps, les solutions de formation proposées aux managers commerciaux sont, au mieux mal adaptées (formations de type « rouleau compresseur », manque de visibilité sur les retours etc) au pire pas utilisées (taux d’absentéisme lors de formations présentielles, « boite à outils » présentée en formation mais non adaptée à la cible).

Les équipes Xperteam et Altedia Training ont donc eu l’idée de mettre leurs compétences en commun pour proposer une solution à la fois « packagée » et « sur-mesure » appelée SELLMORE 2.0.

« Packagée » parce que les 2 acteurs ont imaginé un schéma directeur, des outils et un tempo pour une action « clé en main », « sur-mesure » parce qu’en fonction de vos contraintes et souhaits, ce schéma peut être remanié.

La solution est constituée de plusieurs outils :

  • Un outil d’animation de communauté de pratique, appelée « e-Tipi »
  • Un outil d’auto-diagnostic des compétences commerciales
  • Des modules e-learning
  • Une outil d’animation de classe virtuelle
  • Un ensemble d’outils de suivi commercial « clé en main » (matrices)
  • Des journées en « présentiel »

Tous ces outils sont utilisables indépendamment les uns des autres comme autant de briques constitutives de votre dispositif.

L’utilisation de ces outils a été pensée dans un schéma directeur pour :

  • rythmer la montée en compétences des commerciaux,
  • garantir l’acquisition et l’ancrage des connaissances par la répétition et la mise en application rapide
  • éviter la lassitude

Voici le tempo proposé par Xperteam/Altedia Training lors de leur présentation du 30 juin dernier :

1- Trouver les consensus au sein de l’équipe commerciale

Il s’agit dans un premier temps d’outiller le manager commercial pour lui permettre d’ouvrir la discussion avec son équipe, et ce, même si elle est répartie géographiquement ou très nomade. Xperteam propose de mettre en place la plate-forme de communauté de pratiques e-tipi qui permet de créer un espace communautaire de suggestions.

Ceci afin d’identifier, au sein de l’équipe, les compétences clés à développer pour tous les membres de l’équipe.

2- Auto-diagnostic des compétences commerciales

L’objectif ici est de donner, au manager, une base de discussion concrète quant au niveau du commercial. Le commercial est donc invité à procéder à un court test de positionnement composé d’une vingtaine de questions qui traitent des compétences commerciales clés :

  • l’organisation de l’activité,
  • l’organisation de la vente,
  • la maîtrise de la vente,
  • la remontée d’informations.

Le commercial en ressort avec un rapport et un graphique à partir duquel le manager identifie en un coup d’oeil les points forts pour les valoriser et les axes de progrès à proposer à son commercial

3- Aider le collaborateur à procéder au diagnostic de son portefeuille commercial

Il s’agit ici de former le commercial au méthode de diagnostic de son portefeuille. Pour cela, le commercial dispose d’un accès à un premier module de formation : « Comprendre son portefeuille pour identifier les actions à mettre en oeuvre »

Note : si, dans votre organisation, les commerciaux n’ont pas à procéder à ce travail, ce module sera remplacé par un autre, plus adapté à votre cible.

4- Classe virtuelle pour manager l’équipe à distance

A partir des élément d’analyse du portefeuille commercial, le manager peut alors discuter avec son collaborateur et notamment définir avec lui les actions prioritaires à mener et fixer les objectifs de résultats et d’activité.

Là encore, si les équipes sont disséminées géographiquement, Xperteam se propose de mettre en place une classe virtuelle, simple d’utilisation « Adobe Connect ».

5- Module e-learning « Questionnement plan de vente »

Cette brique de formation intervient en « juste à temps », c’est à dire juste avant la prise de RDV commerciaux, de façon à ce que le commercial puisse mettre en application immédiatement ce qu’il aura appris

Nous n’allons pas détaillé tout le parcours mais s’en suivent plusieurs « briques » en e-learning, en présentiel, via les classes virtuelles ou le e-tipi, le tout pour accompagner le commercial selon 5 étapes :

  1. Faire le diagnostic et construire son plan d’actions
  2. Prendre rendez-vous
  3. Préparer la visite
  4. Argumenter et négocier
  5. Faire le bilan et progresser.

Bien entendu, en paralèlle de cela, les managers, véritables piliers de ce dispositif, sont eux-aussi formés à l’utilisation des outils et à leur rôle dans ce dispositif. Notez que le projet est suivi par un consultant pendant toute sa durée de façon à rendre le manager totalement autonome et le dispositif auto-portant.

Au final, le commercial est sollicité 3 à 4 jours au total sur 6 mois (sans compter le temps passé sur e-tipi), et le manager entre 3 et 5 jours (hors e-tipi).

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Chamilo, ça bouge !

Je vous conseille l’écoute de ce PodCast, interview de Yannick Warnier qui mène le projet Chamilo.org.

http://www.radiopanik.org/spip/IMG/ogg/20100512-good-morning-stallman.ogg

(Hélas le podcast se coupe au bout d’1h25, mais il est fort intéressant !)

Pour rappel, l’association Chamilo est un ensemble de développeurs qui a « pris la tangente » par rapport à Dokeos qui a pris la décision en 2009 de modifier son offre pour aller vers un modèle plus commercial (il reste une version Free).

J’ai toujours beaucoup aimé la plate-forme Dokeos pour sa facilité d’utilisation, sa stabilité et sa communauté très active. Et, comme beaucoup, j’ai été étonnée (et un peu déçue) de constater que le modèle gratuit et open-source avait fait long feu. Dokeos continue son chemin, son offre est bien sûr toujours intéressante.

J’attendais donc avec beaucoup d’impatience de voir comment Chamilo allait s’en sortir. Une aventure qui part d’une scission pouvait tomber à l’eau. Au final, je suis agréablement surprise de la tournure que cela prend. Une association qui, semble-t-il, est très active est née. Je vous conseille de suivre leur aventure sur leur site :http://www.chamilo.org/

Je m’en vais de ce pas installer et tester ladite plate-forme dans sa version 2.0 qui semble faire un énorme pas en avant en terme de nombre de fonctionnalités et d’ergonomie.

Dans le postcast, ce qui a surtout attiré mon attention, est la possibilité de créer des communautés d’apprentissage (sorte de réseaux sociaux), une excellente façon de penser le dispositif de formation dans sa globalité. L’après formation (qu’elle soit en ligne ou présentielle) peut alors être assurée via ces communautés, animés par un tuteur ou un professeur, de sorte qu’une fois la formation terminée, il soit possible de continuer à l’enrichir de nouveaux liens, de nouveaux échanges pour aller plus loin…

A suivre donc…avec beaucoup d’intérêt !