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Chamilo, ça bouge !

Je vous conseille l’écoute de ce PodCast, interview de Yannick Warnier qui mène le projet Chamilo.org.

http://www.radiopanik.org/spip/IMG/ogg/20100512-good-morning-stallman.ogg

(Hélas le podcast se coupe au bout d’1h25, mais il est fort intéressant !)

Pour rappel, l’association Chamilo est un ensemble de développeurs qui a « pris la tangente » par rapport à Dokeos qui a pris la décision en 2009 de modifier son offre pour aller vers un modèle plus commercial (il reste une version Free).

J’ai toujours beaucoup aimé la plate-forme Dokeos pour sa facilité d’utilisation, sa stabilité et sa communauté très active. Et, comme beaucoup, j’ai été étonnée (et un peu déçue) de constater que le modèle gratuit et open-source avait fait long feu. Dokeos continue son chemin, son offre est bien sûr toujours intéressante.

J’attendais donc avec beaucoup d’impatience de voir comment Chamilo allait s’en sortir. Une aventure qui part d’une scission pouvait tomber à l’eau. Au final, je suis agréablement surprise de la tournure que cela prend. Une association qui, semble-t-il, est très active est née. Je vous conseille de suivre leur aventure sur leur site :http://www.chamilo.org/

Je m’en vais de ce pas installer et tester ladite plate-forme dans sa version 2.0 qui semble faire un énorme pas en avant en terme de nombre de fonctionnalités et d’ergonomie.

Dans le postcast, ce qui a surtout attiré mon attention, est la possibilité de créer des communautés d’apprentissage (sorte de réseaux sociaux), une excellente façon de penser le dispositif de formation dans sa globalité. L’après formation (qu’elle soit en ligne ou présentielle) peut alors être assurée via ces communautés, animés par un tuteur ou un professeur, de sorte qu’une fois la formation terminée, il soit possible de continuer à l’enrichir de nouveaux liens, de nouveaux échanges pour aller plus loin…

A suivre donc…avec beaucoup d’intérêt !

Organismes de formation : vos premiers pas vers le e-learning

Le portail learning-planet.fr a été convié ce 8 juin, à un séminaire organisé par Xperteam sur le thème « Organismes de formation, générez plus de business ».
Décryptage de la nouvelle offre taillée sur mesure par Xperteam pour les Organismes de formation.

Le principe

Xperteam vous propose une offre packagée pour entrer tout en douceur dans le e-learning. Elle comprend :
•    Un ensemble d’outils pour bien démarrer
•    Un programme de formation
•    Un accompagnement personnalisé assuré par un consultant expérimenté

Notre avis : Ce package est parfaitement calibré pour bien démarrer dans le e-learning.  Voyons pourquoi.

Un ensemble d’outils : une plate-forme, un outil de production et une bibliothèque d’objets multimédia

La plate-forme en mode SasS

Vous disposerez d’une plate-forme solide (WBT Manager) en mode SasS. C’est-à-dire que vous n’achetez pas la plate-forme en tant que telle mais que vous achetez un service, en l’occurrence, l’utilisation d’une plate-forme accessible de n’importe quel poste répondant aux pré-requis techniques.

Les avantages de cette solution sont nombreux :

  • Vous disposez d’une plate-forme stable
  • Vous équipez vos tuteurs et vos apprenants d’un outil solide et facile d’utilisation
  • Vous ne vous occupez pas de l’installation et de l’hébergement de la plate-forme.
  • Vous ne vous occupez pas de la maintenance
  • Vous payez à la consommation : Le tarif est calculé selon la consommation réelle mensuelle.

En conclusion : C’est exactement ce qu’il faut lorsqu’une société veut se lancer dans le e-learning en s’affranchissant des contraintes techniques.

Un outil de production

Plus qu’un outil de production, nous dirions plutôt qu’il s’agit d’un outil de Rapid Learning puisque Xperteam vous propose de faire l’acquisition d’une licence d’Adobe Presenter et de vous former à son utilisation.
Cet outil, très connu des afficionados du e-learning, a l’avantage d’être en fait un add-on du logiciel Powerpoint.

Dit simplement, vous réalisez vos modules de formation sur Powerpoint et vous utilisez le add-on pour transformer le tout au format SCORM (protocole d’échanges de données entre contenus et plate-forme).

L’avantage principal de cette solution, c’est bien entendu votre autonomie quant à la réalisation de vos contenus. Vous avez la possibilité d’ajouter du son, de le synchroniser avec l’apparition d’éléments à l’écran, d’ajouter des éléments multimédia (vidéos) ou de créer des questionnaires dont les résultats remonteront à la plate-forme.

Une bibliothèque d’éléments multimédia

Pour vous permettre de rendre plus sympathiques vos contenus e-learning, Xperteam propose également dans son package une bibliothèque d’éléments multimédia prêts à l’emploi : des illustrations graphiques (décors, personnages etc), des modèles d’interface, des animations Flash etc.

Un ensemble de formations

Un peu comme Jean de la Fontaine, vous pourriez être tentés de dire à vos formateurs : « Vous êtes équipés ? Et bien…produisez maintenant ! »

Non, bien sûr, en réalité, l’acquisition d’outils ne fait pas tout. Car pour produire du contenu pédagogique multimédia vos formateurs devront bien entendu s’appuyer sur leurs compétences de pédagogues, mais ils devront acquérir de nouvelles méthodes spécifiques à la production e-learning et bien sûr apprendre à se servir des outils mis à leur disposition.

Xperteam a pensé à tout et vous propose donc, dans son package, un ensemble de formations :

  • 1 journée pour comprendre et mettre en œuvre les méthodes de conception pédagogique multimédia. Car vos formateurs sont d’excellents pédagogues mais la production de contenus d’auto-formation nécessitent des techniques et méthodes qui sont spécifiques.
  • ½ journée pour apprendre à utiliser Adobe Presenter
  • ½ journée pour maitriser WBT Manager

Un accompagnement personnalisé

Et pour que votre projet prenne vie, Xperteam vous accompagne pas-à-pas, en 3 temps :

  • Un audit, réalisé en tout début de projet, à partir d’entretiens ou de focus groups, permettra d’étudier votre environnement et le contexte du projet.
  • Puis, un accompagnement à la scénarisation de votre premier parcours de formation sera mis en oeuvre.
  • Et enfin un atelier de lancement du dispositif de formation sera animé.

C’est le minimum vital pour bien démarrer un projet de ce type ainsi outillé.

En conclusion

En résumé, pour monter sur la première marche de la mise en ligne de contenu e-learning, l’offre packagée de Xperteam nous semble prometteuse.
Le plus intéressant pour les organismes de formation c’est qu’ils pourront ainsi procéder à un test grandeur nature (un projet pilote) sans prise de risque puisque la plate-forme en elle-même est en mode locatif. Les autres outils sont réutilisables par ailleurs, indépendamment de la plate-forme.

Enfin, les services associés (formation et conseils) permettent, à moindre coût, de sécuriser le projet et de faire monter vos formateurs en compétences en ingénierie pédagogique multimédia.

Check-list avant de lancer votre projet d’acquisition d’un Serious-game

Vous êtes Responsable formation, DRH ou PDG et vous souhaitez innover en matière de formation en mettant en place de nouvelles modalités d’apprentissage. Vous avez entendu parler des Serious-games, vous avez peut-être même participé à un ou plusieurs salons ou conférences sur le sujet. Vous avez passé pas mal de temps à faire des recherches sur internet (et êtes tombé sur ce site, merci à vous !).

En clair, vous disposez à présent d’un bon vernis de connaissances sur le sujet et vous vous apprêtez à prendre contact avec plusieurs prestataires pour faire réaliser un learning game…

Etes-vous vraiment prêt ? Cette petite check-list pour vérifier que vous êtes paré(e) !

Avant-projet

  • Ai-je formalisé mon besoin dans un document clair, précis et compréhensible par tous les prestataires ?
  • Quels sont les risques du projet ?
  • Ai-je relevé des serious-games comparables à celui que j’imagine ? (en terme d’objectifs, de game play, de graphisme etc)
  • Ai-je informé mon service Achats de ma démarche ? Un acheteur peut-il m’accompagner dans mon projet ?
  • Un autre service a-t-il déjà expérimenté l’achat d’un produit semblable ? Peut-il nous faire profiter de ses retours d’expérience dans le cadre de ce nouveau projet ?
  • Existe-t-il un produit sur étagère adapté à mon besoin ?
  • Ai-je déterminé l’enveloppe budgétaire que je compte allouer à ce projet ?
  • Comment pourrai-je calculer le ROI du projet ?

Organisation

  • Est-ce que je dispose du temps nécessaire pour la rédaction du cahier des charges ? pour le choix du prestataire ? pour le suivi du projet ? Ou vais-je nommer un chef de projet ?
  • Mon équipe projet est-elle au complet ? Est-elle motivée ? Ai-je inclus des opérationnels à cette équipe ?
  • Quelle méthodologie projet devra être utilisée par le prestataire ?
  • Ai-je informé les syndicats de ce projet ?
  • Mon service communication peut-il m’aider à communiquer en interne sur mon projet ? Si non, quel budget vais-je allouer à ces aspects ?

Pédagogie

  • Qui sont les apprenants ? (moyenne d’âge, maîtrise de l’outil informatique, curiosité pour les nouvelles technologies, attrait pour les jeux vidéos…)
  • Ai-je identifié clairement les objectifs que je compte atteindre en mettant en place ce serious-game ?
  • En quoi est-ce la meilleure solution pédagogique pour atteindre ces objectifs ?
  • Dans quel dispositif pédagogique le serious-game va-t-il s’intégrer ?
  • Ai-je imaginé le dispositif d’accompagnement des apprenants ? (tutorat ? à distance ? mise en place et animation de communauté d’apprentissage ?etc)
  • Quels sont les objectifs pédagogiques à atteindre ?
  • Est-ce que je dispose, en interne, de compétences en ingénierie pédagogique et en ingénierie de formation ?

Technique

  • Ai-je une idée des technologies que je souhaite dans mon serious-game : 2D, 3D, temps réel, vidéos, sons, réalité augmentée etc ?
  • Ai-je identifié les contraintes techniques à prendre en compte auprès de mon service technique ? (débit, postes des apprenants, carte son, présence de casques etc.)
  • Ma société dispose-t-elle d’un LMS ? Le serious-game devra-t-il remonter des informations au LMS ?
  • Mon serious-game doit-il être disponible dans plusieurs langues, plusieurs pays ? Qui se chargera de la traduction ?
  • Le serious-game doit-il intégré de la vidéo ? Sont-elles déjà disponibles ? Doivent-elles être doublées et/ou sous-titrées ? Si oui, par qui ?
  • Le serious-game doit-il être sonorisé : musique d’ambiance, virgules sonores, voix ?
  • Par la suite, mes équipes seront-elles autonomes pour mettre à jour le produit ? Ou faudra-t-il forcément repasser par le prestataire ?
  • Ai-je prévu une phase de test ? Pour chaque pays et langue ?

Si vous remarquez qu’il manque des questions importante à cette check-list, n’hésitez pas à nous en faire part !

Un serious-game qu’est-ce que c’est ?

Casque sur la tête, regard fixé sur son écran, votre voisin de bureau semble concentré, absorbé par son travail. Vous tendez le cou et que remarquez-vous ? Il joue ! Un comble : Votre collègue ne sera pas renvoyé pour avoir joué pendant son temps de travail. Il sera même félicité s’il obtient un bon score !

C’est le monde à l’envers ? Non, car en réalité, votre collègue ne joue pas : il se forme…

Le jeu vidéo a donc fini par sortir des consoles de jeux de nos chères têtes blondes pour, doucement, faire sa place dans le monde de l’entreprise, sous la forme de ce qu’on appelle à présent les « serious-games ».

Une étude récente, réalisée par le Cabinet Vento, a mis en lumière que près de 48% des salariés ne savent pas ce qu’est un serious-game…Vous en faites partie ? Alors voici quelques explications.

Un coup d’œil dans le rétroviseur…

Il y a plusieurs années que les entreprises ont détecté l’intérêt de développer des jeux en ligne, le plus souvent à des fins marketing ou commerciales.

Souvent courts (quelques minutes de jeu) et percutants, ces jeux permettaient de mettre en avant une marque ou un produit.

On qualifierait aujourd’hui ces jeux d’ « Advergame » (de « advertising », « publicité » en anglais , et « game », jeu).

Ces jeux continuent d’exister, ils ont gagné en complexité et en temps de jeu.

Voici deux exemples récents :

  •  un jeu qui met en avant le célèbre déodorant  Axe
  •  un autre pour la sortie de Coca Cola Zero

Des jeux pour faire de la publicité, d’accord mais…mais comment en est-on arrivé à développer des jeux pour apprendre ? Voire à remplacer des formations « classiques » (dites « en présentiel ») par un jeu sérieux ?

Mutation de la population apprenante en entreprise : les gamers sont « dans la place » !

Dans les années 90-2000, les nouvelles technologies, l’amélioration des accès internet (haut débit notamment) et la baisse des coûts des matériels ont permis d’envisager l’utilisation de l’outil informatique à des fins pédagogiques. Ce fut l’avènement du e-learning (avec les succès et échecs que l’on sait).

Les apprenants d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier. En 2010, les salariés jouent en rentrant à la maison sur leur Xbox, ou à la Wii avec leurs enfants ! Ils sont, de fait, devenus beaucoup plus exigeants que la génération précédente, notamment en matière de  » jouabilité ». Pour le dire simplement, le bouton « Suivant » des contenus e-learning « classiques » les ennuie prodigieusement !

Il n’en fallait pas plus pour que les sociétés éditrices de e-learning et celles issues du jeu vidéo notamment ne tentent de concilier les deux mondes en créant le serious-game dont l’une des particularité est justement de ne pas enfermer l’apprenant dans un processus linéaire d’apprentissage mais de l’immerger dans un contexte décisionnel permanent (un peu à l’image du « livre dont vous êtes le héros » des années 80).

Une définition

La définition du terme « Serious-game » parait donc simple a priori : c’est un « jeu pour apprendre », qui s’appuie sur les ressorts ludiques du jeu (scénario, immersion dans un univers, règles du jeu etc.) pour améliorer des compétences comportementales ou acquérir des connaissances parfois très complexes.

Mais soyons honnêtes : à ce jour, il n’existe pas de définition claire et acceptée de tous les acteurs du marché !Chaque éditeur a sa définition, certains inventent leur propre terminologie….ce qui ne facilite pas la compréhension et le dialogue ! Des chercheurs tentent de mettre tout le monde d’accord, tel Julian Alvarez et sa désormais célèbre thèse « Du jeu vidéo au serious game« .

Mon humble avis est que le terme « serious » n’a été accolé au mot « game » que pour rassurer une catégorie d’interlocuteurs, frileuse à l’idée de parler de « jeu » : dans le monde des RH et de la formation, on n’est pas là pour rigoler, mais pour former, qu’on se le dise !

En réalité, à ce jour, la seule définition qui, a priori, pourrait être acceptée de tous est la suivante : « Est considéré comme Serious game, tout type de jeu dont la finalité est autre que le simple divertissement ».

Un serious-game ou des serious-games ?

Sous cette appellation, vous entendrez parler de : edugame, learning-game, edumarketgame , advergame, businessgame, politicalgame, casual game, social game, simulateur etc. De quoi en perle son latin…

En vérité, AUCUN éditeur du marché ne devrait se dire « spécialiste serious-game » car, pour des raisons de coûts notamment, ils se sont tous, logiquement, spécialisés dans l’une ou l’autre catégorie.

Une terminologie déjà dépassée…

A mon sens, la terminologie « Serious-game » est en fait quasiment déjà dépassée puisque sous ce terme sont regroupées des types de jeux qui ont finalement assez peu en commun, tant d’un point de vue technologique que des objectifs à atteindre.

L’on ne devrait pas parler d’ »edugame », qui a une connotation « éducation » (voire « scolaire ») trop forte.

Le terme « learning-game » proposé par les intervenants de la société Symetrix me semble plus adéquat et peut qualifier autant des « jeux éduquants » à destination des adultes que des plus jeunes.

Les advergames et les politicalgames devraient être réunis en une seule appellation, tant il est vrai qu’aujourd’hui l’on utilise strictement les mêmes méthodes de vente pour un produit ou pour une opinion militante ou politique. Je sais que je ne me ferai pas que des amis en écrivant cela…mais: voyez le dernier jeu mis en ligne pour Greenpeace et vous partagerez peut être mon opinion.

Au final, je réduirais la liste des jeux sérieux à 3 sous-catégories ayant chacune ses objectifs :

Une nouvelle typologie ?

Certains produits, tels ceux réalisés par Daesign, combinent avec brio le learning-game et la simulation.

Attention néanmoins aux « mélanges des genres » …on imagine les réactions épidermiques que pourrait générer un jeu grand public qui prétendrait permettre d’améliorer ses connaissances dans un domaine et en profiterait pour faire l’apologie d’un produit ou d’une marque…les joueurs n’aiment pas être pris pour des zozos…

Mais si c’est fait intelligemment, cela peut parfaitement fonctionner : comme pour le jeu « Ace Manager » développé pour BNP par la société Paraschool conjointement avec TBWA.

J’espère par cet article vous avoir éclairé sur la terminologie. Et je vous prépare pour les semaines à venir :

  • un article sur les composantes d’un serious-game de type learning-game
  • un autre sur les secrets de fabrication d’un tel jeu

Bon week end à tous !