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(Ré-)internaliser la conception de vos projets e-learning en utilisant la Formation-action

Une tendance tend à se développer : internaliser (ou ré-internaliser) la conception d’un projet e-learning…

Une tendance qui tend à se développer aujourd’hui que le marché du e-learning est plus mature et les acteurs plus nombreux, consiste à ne plus sous-traiter l’ensemble de la conception d’un projet e-learning mais au contraire à l’internaliser, du moins partiellement. Si la navette entre internalisation et externalisation est quelque chose de facilement repérable et classique dans de nombreux secteurs d’activités, ceci est relativement nouveau pour le e-learning où il y a encore peu, le seul recours d’un porteur de projet était de le sous-traiter entièrement.

C’est bien évidemment chez les professionnels de la formation (écoles, centre de formation, instituts…) que cette tendance est la plus marquée. Une des principales raisons de cette internalisation est relative à la volonté de voir traduites fidèlement leurs approches pédagogiques et leurs préférences méthodologiques dans le produit final. Aussi, c’est l’étape « construire » de ladémarche Qualité de Learning Planet qui est la première impactée par ce phénomène.

Parce que, les compétences internes ne sont pas toujours existantes, il s’agit alors pour les experts intervenant en assistance, d’offrir des services qui permettent l’évolution professionnelle des personnels les plus concernés(consultants internes, formateurs, responsables pédagogiques…). De la détermination et la rédaction des objectifs, en passant par l’analyse des ressources existantes, l’inventaire de celles à produire, la granularisation du contenu, la scénarisation des parcours, pour aboutir à la production des story-boards, les actions dans lesquelles les besoins d’assistance se font sentir sont nombreuses.

N’hésitez pas à contacter les consultants learning-planet pour vous aider dans votre tâche. En ce qui me concerne, de part mes différentes expériences de ce type de mission (Janssen Cilag, ESSEC, HSC, Sanofi-aventis…), la formule de la formation-action m’apparaît la plus adaptée.

La formation-action ambitionne une autre relation au savoir et à la construction des connaissances.

Les apprenants deviennent les acteurs essentiels de leur processus de formation. Pour ce faire, ils se rassemblent et constituent un groupe-acteur auprès duquel le formateur intervient essentiellement comme accompagnateur et facilitateur. A cet égard, les fonctions du formateur s’apparentent à celles des tuteurs et des médiateurs dont les interventions relèvent de la relation d’aide.

La formation-action consiste donc à engager un travail d’apprentissage à partir d’une action motivante et mobilisatrice pour le groupe.La formation-action se propose de former dans, par et pour l’action.

La formation dans l’action indique la temporalité du parcours d’apprentissage.

La formation par l’action renvoie à l’empirisme et au pragmatisme et de manière plus générale à la reconnaissance du savoir pratique comme initiateur de savoir théorique.

La formation pour l’action précise la finalité heuristique du processus d’apprentissage qui vise l’amélioration des pratiques du groupe-acteur par sa mise en mouvement et sa pratique réflexive.

Ainsi, la formation-action a pu être définie comme reposant sur deux concepts essentiels : l’action porte en elle-même le processus de formation, faire pour apprendre, faire c’est apprendre ; l’action, réelle et concrète, est de type projet à réaliser ou problème à résoudre.

Les stratégies pédagogiques employées en formation-action relèvent de différents concepts

Les stratégies pédagogiques employées en formation-action relèvent de différents concepts : la dynamique de groupe, la construction des connaissances par négociation du sens entre tous les acteurs, la collaboration.

Si vous aussi, vous souhaitez mieux maîtriser la ligne pédagogique de vos produits e-learning, être en mesure de transférer vos savoir-faire en conception pédagogique à la production de formations en ligne, créer les conditions en interne d’un futur département e-learning, c’est avec grand plaisir que nous vous proposons de nous contacter pour co-construire votre formation-action.

Pourquoi parle-t-on autant des serious games ?!!

L’année 2010 semble être une année charnière pour le petit monde de la formation à distance. Les formateurs, tuteurs, responsables RH et responsables formation, après avoir du s’adapter au e-learning ces dix dernières années, commencent à s’intéresser aux serious-games. Mais pourquoi un tel engouement ?!

Notre rapport à la formation change…

C’est aujourd’hui un fait : notre rapport à l’information a changé, et avec lui, notre rapport à la connaissance et à la formation.

En effet, notre société est toute entière tournée vers les nouvelles technologies et le multimédia : tous les grands journaux nationaux ou presque ont à présent un site internet mis à jour en temps réel, des sites d’informations online ont fleuri (Rue 89, Mediapart etc.), certains sont même alimentés par les internautes eux-mêmes (Le Post).

L’information est autour de nous, partout, sur des sites plus ou moins officiels, des forums, des communautés, des réseaux sociaux, sous forme d’articles, de vidéos, de podcasts, de témoignages et les internautes que nous sommes prennent l’habitude d’utiliser et de croiser tous ces canaux d’information. Les moyens d’accès se multiplient également : le PC de bureau, celui du domicile, un ordinateur portable en voyage d’affaires, un smartphone voire une tablette type iPad.

Un modèle formatif en mutation

Face à ces changements d’habitude et de posture, le monde de la formation doit s’adapter. Car les apprenants souhaitent à présent être « acteurs » de leur formation : ne plus accueillir voire subir un savoir mais au contraire, aller à sa rencontre, le rechercher, le pister, le débusquer pour mieux l’intégrer.

L’apprenant d’aujourd’hui est donc un habitué de l’internet et du multimédia qui décide de son cheminement vers le savoir, de son rythme et multiplie les sources en fonction de ses goûts, de sa personnalité et de ses objectifs personnels.

En matière de formation, le modèle classique de transfert de connaissances du « sachant » vers « l’apprenant » n’est plus en phase avec les attentes des entreprises et des collaborateurs. En effet, de plus en plus de sociétés constatent que leurs collaborateurs, quoique demandeurs de formations, peinent à prendre place dans une salle pour des sessions de un à plusieurs jours.

Plusieurs causes peuvent expliquer cet état de fait : citons seulement le manque de temps (le temps passé à se former ne l’est pas à tenter d’atteindre ses objectifs de vente…) mais également le manque d’ « envie ». Les formations dites « présentielles » raniment parfois des souvenirs douloureux de salle de classe…

Il s’agit donc aujourd’hui de proposer à cette population d’apprenants, de nouvelles modalités d’apprentissage, de nouveaux outils, plus en phase avec leur quotidien.

Le e-learning précurseur de changements profonds

Le e-learning a creusé un sillon depuis quelques années. En proposant aux apprenants des modules de formation de courte durée, à la carte, alternant les médias (textes, sons, vidéos), un premier pas avait été franchi. Certaines entreprises se sont engouffrées dans la brèche, attirées par des promesses d’économies (frais de déplacement, salaire des formateurs, coûts d’entretien des salles de formation etc.) mais oubliant parfois au passage que l’apprenant est également un être humain qui a besoin d’être accompagné, soutenu, motivé.

Avec l’arrivée de la génération Y[1], la donne change encore. Il s’agit d’une population plus zappeuse et habituée aux jeux vidéos depuis sa plus tendre enfance. Elevés aux céréales en boite, à Mario Bros, à Tomb Raider et autres Splinter Cells, ne leur parlez pas de e-learning, ils trouvent déjà ces outils dépassés…

Une solution a été trouvée pour répondre à leurs attentes :combiner formation et jeu vidéo. C’est ainsi que le « serious-game » est né. En alliant les aspects ludiques et techniques du jeu vidéo dans un but pédagogique, les éditeurs de ce type d’outils réconcilient les apprenants avec leur formation (et donc les collaborateurs avec leur service formation…)


[1] désigne les personnes nées entre la fin des années 1970 et le milieu des années 1990.

Mixer formation et dramaturgie : le Graal de tout concepteur pédagogique (Part II)

Suite et fin de l’article de Laurent Habart : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur votre concepteur pédagogique sans jamais oser lui demander. Aujourd’hui : « Pourquoi raconter une histoire dans vos modules de formation » ?

Pourquoi une histoire ?

Vous avez donc décidé de faire passer les informations essentielles de vos modules au moyen d’une histoire. Mais pourquoi utiliser une histoire ? Prenons un exemple : étant donné le turn-over élevé et la forte culture d’entreprise chez votre client, il vous a demandé de concevoir pour ses managers des modules de formation sur l’intégration des nouveaux collaborateurs.

Plusieurs solutions s’offrent à vous : Vous pouvez par exemple introduire votre parcours en passant en revue les grandes étapes d’une intégration : préparer l’environnement de travail du nouveau collaborateur, annoncer son arrivée en interne, prendre le temps de l’accueillir, etc.

Autre solution : vous pouvez faire en sorte que l’apprenant s’investisse dans le parcours en lui racontant une histoire, celle de Thierry. Thierry manage une équipe de six personnes très soudées. Ces six personnes voient d’un mauvais œil l’arrivée d’un nouvel élément car elles craignent qu’à terme, il prenne la place de l’une d’elles comme cela s’est déjà produit par le passé ; et ce, d’autant plus qu’il a un profil senior… Face à cette opposition, comment Thierry va-t-il réussir à intégrer le nouveau collaborateur ?

Dans la première approche, vous sollicitez exclusivement la capacité intellectuelle de l’apprenant ; vous lui demandez un effort de concentration, de conceptualisation et de projection.
Dans la seconde approche, vous sollicitez d’abord la capacité émotionnelle de l’apprenant ; il n’a plus d’effort de concentration ou de projection à faire car il s’identifie spontanément à Thierry et veut savoir comment il va s’en sortir.
L’attention est immédiatement captée et l’apprenant ne lâchera pas tant qu’il ne saura pas. Et en trois mots, voici pourquoi.

Le triangle de base

Les nombreux ouvrages sur la dramaturgie nous apprennent qu’au cœur de toute histoire, qu’elle soit romanesque, théâtrale, cinématographique ou à vocation pédagogique, se trouve un élément essentiel : le conflit.
Le conflit suscite de l’insatisfaction que nous cherchons instantanément à combler. Et du conflit, nous en rencontrons quotidiennement dans notre vie professionnelle quand nous avons à résoudre mille et un problèmes d’ordre technique, personnel ou encore organisationnel.

Comment donc inventer une histoire ? Ou, dit autrement, comment créer du conflit ? Vous avez pour cela besoin de trois éléments qui constituent le triangle de base de toute histoire :

  1. Un protagoniste. Dans notre exemple, Thierry, par rapport à qui l’apprenant se positionne. Il s’identifie à lui et apprend au travers de lui.
  2. Un objectif. Thierry a un but, réussir la bonne intégration de son nouveau collaborateur. L’apprenant le sait et s’attend à ce qu’il fasse tout pour l’atteindre.
  3. Des obstacles. Thierry va devoir affronter le rejet de son équipe. Par quels moyens va-t-il parvenir à surmonter leur opposition ? C’est ce que l’apprenant souhaite découvrir, ce qui va le motiver pour suivre le parcours.

La connaissance s’acquiert par l’expérience

Bien sûr, tous les sujets, tous les parcours, tous les dispositifs ne se prêtent pas à ce type d’approche. Mais si vous pensez que raconter une histoire est un bon moyen pour transmettre un message, que le sujet s’y prête et que vous sentez vos apprenants prêts à s’y projeter, conservez en tête ce triangle de base de la dramaturgie.

Et s’il est vrai, comme le disait Albert Einstein, que « la connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information », alors l’histoire comme expérience d’autrui est un terrain idéal pour des concepteurs avides d’offrir des expériences formatrices à leurs apprenants.

Un modèle tutoral selon Michel Lisowski

Michel Lisowki dans le riche dossier traitant du tutorat à distance qu’il a rédigé pour le Centre Inffo s’intéresse à donner quelques définitions, dresse un tableau historique du tutorat, situe les apports des grands mouvements pédagogiques contemporains, distingue « Les cinq maisons du Village virtuel de FOAD » et propose un « modèle tutoral » qui « n’est pas limité au type d’appui qu’un tuteur adopte en fonction du profil d’un ou plusieurs apprenants dans une relation « duale fermée », où seul le versant apprenant est considéré comme une variable. » Au contraire, cette démarche se veut « analytique et systémique d’une fonction tutorale intégrée au projet pédagogique global et « anticipée » à partir des moyens mis en oeuvre (institutionnels, matériels et humains). »

Michel Lisowski insiste sur le fait qu’un « modèle tutoral » n’est pas défini à priori mais qu’il se construit. Pour cela, il est nécessaire d’identifier les valeurs contextuelles à un dispositif de formation de 15 éléments constitutifs de l’ingénierie de formation et de l’ingénierie pédagogique.

Il s’agit alors pour le concepteur du « modèle tutoral » d’une formation (pour ma part je préfère l’expression de « système tutoral », qui n’est pas autant porteur que le terme « modèle » de prescriptions qu’il serait faciles d’ériger en à priori, ce que M. Lisowski veut précisément éviter) de renseigner un scénario sous forme de tableau dont les lignes correspondent aux 15 éléments présentés dans le schéma suivant.

C’est à partir du « modèle tutoral » défini, qu’une autre étape d’ingénierie tutorale est réalisable (correspondant à la quatrième demes propositions en matière d’ingénierie tutorale). La « feuille de route » de M. Lisowski réunit l’ensemble des interventions que le tuteur à distance doit effectuer dans chacune de ses fonctions. A l’instar de Patricia Gounon, pour chaque activité sont précisés les tutorants, les supports, moyens et outils à mobiliser, les tutorés (individu ou groupe) la récurrence et le rythme ainsi que le temps nécessaire. Il est à noter que la méthode de quantification des interventions tutorales n’est pas évoquée.

Une recette pour réussir des modules e-learning équilibrés !

Vous n’êtes ni sur marmiton.org ni sur recettesdecuisine.net mais bien sur learning-planet.fr et c’est pourtant bien une recette que nous vous proposons pour mijoter à vos apprenants des modules e-learning digestes !

Pour régaler vos apprenants, rien de tel qu’un module équilibré.
A l’instar d’un bon repas, prenez soin de leur proposer :

  • une entrée (plus ou moins consistante et éventuellement précédée d’un apéritif et d’amuses-bouche). C’est le système d’entrée du module.
  • un plat de résistance (copieux ou version cuisine allégée…), c’est le système d’apprentissage.
  • enfin pour ne pas rester sur sa faim, le dessert. C’est le système de sortie.

Voyons un peu comment concocter ce menu.

Tout d’abord le système d’entrée…

Selon le contexte (service express ou restaurant gastronomique), le contenu de ce système d’entrée sera plus ou moins consistant, mais quoiqu’il en soit, vous devez, à ce stade, proposer à l’apprenant tous les ingrédients qui le mettront dans de bonnes conditions d’apprentissage.

  • Enoncé des objectifs du module : l’apprenant doit savoir à quoi s’attendre, quelles compétences ce module doit lui permettre de développer, le niveau qu’il doit atteindre ou les bénéfices qu’il va retirer de sa formation ; c’est un peu une mise en bouche.
  • Indication de la durée du module : l’apprenant doit savoir combien de temps il va passer devant son ordinateur pour se former, ne serait-ce que pour être sûr d’avoir le temps matériel de le faire (que l’on rentre dans un fast-food ou dans un restaurant gastronomique, on sait approximativement le temps que l’on va passer dans l’un comme dans l’autre).
  • Présentation du contexte du module : l’apprentissage sera plus aisé si on replace la formation dans le contexte dans lequel elle est proposée (par exemple, on acceptera plus facilement un menu imposé au restaurant, lorsque le serveur nous indique que le choix est limité car le chef cuisine avec les produits du marché)
  • Indication du sommaire du module : c’est un peu comme le menu au restaurant… on y découvre ce que l’on va déguster. Ce menu peut être imposé ou à la carte.
  • Le menu imposé, c’est proposer à chaque apprenant un apprentissage rigoureusement identique : lorsque l’on souhaite être sûr par exemple que chacun ait le même niveau de connaissances ou d’informations sur un sujet donné.
  • Dans le cas d’un menu à la carte, l’apprenant pourra choisir son menu en fonction de ses besoins : ce choix se fera le plus souvent à l’issue d’un test d’entrée et des préconisations qui en découlent.

Le temps de digérer ces quelques informations et je vous retrouverai très prochainement, pour le plat de résistance… à savoir,comment agrémenter votre système d’apprentissage !

Mixer formation et dramaturgie : le Graal de tout concepteur pédagogique (Part I)

Suite et fin de l’article de Laurent Habart : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur votre concepteur pédagogique sans jamais oser lui demander. Aujourd’hui : « Pourquoi raconter une histoire dans vos modules de formation » ?

Pourquoi une histoire ?

Vous avez donc décidé de faire passer les informations essentielles de vos modules au moyen d’une histoire. Mais pourquoi utiliser une histoire ? Prenons un exemple : étant donné le turn-over élevé et la forte culture d’entreprise chez votre client, il vous a demandé de concevoir pour ses managers des modules de formation sur l’intégration des nouveaux collaborateurs.

Plusieurs solutions s’offrent à vous : Vous pouvez par exemple introduire votre parcours en passant en revue les grandes étapes d’une intégration : préparer l’environnement de travail du nouveau collaborateur, annoncer son arrivée en interne, prendre le temps de l’accueillir, etc.

Autre solution : vous pouvez faire en sorte que l’apprenant s’investisse dans le parcours en lui racontant une histoire, celle de Thierry. Thierry manage une équipe de six personnes très soudées. Ces six personnes voient d’un mauvais œil l’arrivée d’un nouvel élément car elles craignent qu’à terme, il prenne la place de l’une d’elles comme cela s’est déjà produit par le passé ; et ce, d’autant plus qu’il a un profil senior… Face à cette opposition, comment Thierry va-t-il réussir à intégrer le nouveau collaborateur ?

Dans la première approche, vous sollicitez exclusivement la capacité intellectuelle de l’apprenant ; vous lui demandez un effort de concentration, de conceptualisation et de projection.
Dans la seconde approche, vous sollicitez d’abord la capacité émotionnelle de l’apprenant ; il n’a plus d’effort de concentration ou de projection à faire car il s’identifie spontanément à Thierry et veut savoir comment il va s’en sortir.
L’attention est immédiatement captée et l’apprenant ne lâchera pas tant qu’il ne saura pas. Et en trois mots, voici pourquoi.

Le triangle de base

Les nombreux ouvrages sur la dramaturgie nous apprennent qu’au cœur de toute histoire, qu’elle soit romanesque, théâtrale, cinématographique ou à vocation pédagogique, se trouve un élément essentiel : le conflit.
Le conflit suscite de l’insatisfaction que nous cherchons instantanément à combler. Et du conflit, nous en rencontrons quotidiennement dans notre vie professionnelle quand nous avons à résoudre mille et un problèmes d’ordre technique, personnel ou encore organisationnel.

Comment donc inventer une histoire ? Ou, dit autrement, comment créer du conflit ? Vous avez pour cela besoin de trois éléments qui constituent le triangle de base de toute histoire :

  1. Un protagoniste. Dans notre exemple, Thierry, par rapport à qui l’apprenant se positionne. Il s’identifie à lui et apprend au travers de lui.
  2. Un objectif. Thierry a un but, réussir la bonne intégration de son nouveau collaborateur. L’apprenant le sait et s’attend à ce qu’il fasse tout pour l’atteindre.
  3. Des obstacles. Thierry va devoir affronter le rejet de son équipe. Par quels moyens va-t-il parvenir à surmonter leur opposition ? C’est ce que l’apprenant souhaite découvrir, ce qui va le motiver pour suivre le parcours.

La connaissance s’acquiert par l’expérience

Bien sûr, tous les sujets, tous les parcours, tous les dispositifs ne se prêtent pas à ce type d’approche. Mais si vous pensez que raconter une histoire est un bon moyen pour transmettre un message, que le sujet s’y prête et que vous sentez vos apprenants prêts à s’y projeter, conservez en tête ce triangle de base de la dramaturgie.

Et s’il est vrai, comme le disait Albert Einstein, que « la connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information », alors l’histoire comme expérience d’autrui est un terrain idéal pour des concepteurs avides d’offrir des expériences formatrices à leurs apprenants.

Un point sur le marché des serious games

Le marché mondial du serious game représenterait, selon les sources, entre 1,5 et 2,3 milliards d’euros. C’est peu comparé au chiffre d’affaires du jeu vidéo (30 milliards d’euros) mais, d’après les dernières estimations, les revenus du secteur du serious game devraient être multipliés par 7 d’ici 2015

Le marché français : coup de boost dans les 2 années à venir…

En France, les serious games ont émergé entre 2003 et 2005, comme outils de formation ou vecteurs de communication. En septembre 2009, un grand coup de projecteur a été lancé sur ce secteur, grâce aux 20 millions d’euros attribués par le gouvernement à 48 projets dans le cadre du plan de relance numérique. Aujourd’hui, cette activité représente environ 10 millions d’euros au niveau national.

Il ne s’agit pas d’un effet de mode puisque près de la moitié des entreprises du CAC 40 ont déjà franchi le pas. BNP Paribas, RENAULT, L’Oréal, PSA et Air France utilisent ainsi ces nouveaux outils dans leurs plans de formation ou de communication. Les budgets alloués sur ce type de projet vont de 100 000 à 1 million d’euros.

Les spécialistes estiment que l’année 2013 devrait observer une accélération du « phénomène serious game » dans le milieu professionnel, et principalement dans les PME. Le secteur s’ouvre en effet à cette catégorie de clients aux budgets plus modestes.

Ceci s’explique par le fait que les acteurs du marché ont mûri et les investissements, lourds, réalisés ces dernières années vont commencer à porter leurs fruits : développement de moteurs robustes et d’outils facilitant la production, mise en œuvre de méthodologies de travail structurantes etc. Ils vont ainsi être en mesure d’industrialiser leur production et donc de réaliser des serious games à des tarifs plus accessibles.

Un marché en transition…

Le marché vit donc une période de transition tout à fait intéressante, foisonnante et créative à tous les niveaux ! Il se structure également, s’organise, se consolide. Revers de la médaille : voyant la manne que ce marché va représenter dans les années à venir, de nombreuses sociétés s’auto-proclament productrices de serious games ! Il convient alors d’être très prudent dans le choix de son prestataire car tous ne sont pas compétents pour développer tous les types de serious games.

Et votre projet dans tout ça ??

Un conseil : Faites-vous accompagner dans le choix de votre prestataire. Faites appel à des professionnels aguerris qui vous accompagneront dans votre démarche, de l’analyse de votre projet, très en amont, à la rédaction de votre cahier des charges jusqu’au choix final de votre prestataire. N’hésitez pas nous contacter : nous pouvons vous aider à sélectionner les meilleurs prestataires, ceux qui seront les plus à mêmes de mener à bien votre projet.

Et souvenez-vous : Votre projet est UNIQUE et souvent STRATEGIQUE, il répond à des contraintes qui lui sont propres. Ce qui a été bon pour un confrère ne le sera pas forcément pour vous…

Demagis, la petite boite qui monte…

Vous entendez souvent parler des grosses voire très grosses structures qui conçoivent et réalisent des serious-games.

Chez Learning-Planet, nous nous intéressons bien sûr à ces « poids lourds » du secteur (tels que KTM Advance ou Daesign) mais nous aimons aussi nous pencher vers des sociétés de taille nettement plus modeste lorsqu’elles font preuve d’inventivité, de flexibilité et de professionnalisme.

DEMAGIS Interactive fait partie de ces sociétés, encore peu connues, mais dont les atouts sont nombreux. Voyez plutôt.

DEMAGIS Interactive est une agence spécialisée dans la production de supports multimédia destinés à la communication, la formation et au marketing.

Elle intervient dans la conception et le développement de :

  • applications sur les réseaux sociaux :  Facebook, Google Buzz, Twitter, Viadeo etc.
  • serious games (advergames, learning-games)
  • applications pour Smartphone et iPad.

Elle propose également des prestations d’ingénierie informatique.

Comme vous pourrez le constater sur le site web de la société, DEMAGIS Interactive se propose non seulement de concevoir et produire vos outils de communication sur mesure mais également de vous accompagner dans la mise en oeuvre complète des campagnes de communication sur les réseaux sociaux.

 

Il s’agit d’une équipe jeune et dynamique qui connait sur le bout des doigts le fonctionnement des réseaux sociaux, des communautés et savent très bien en « jouer ». Ils peuvent vous aider dans le montage de vos projets les plus ambitieux comme les plus modestes : de la création d’un mini-jeu à usage interne à la mise en place d’une campagne complète de communication autour des réseaux sociaux s’appuyant sur des outils multi-plateformes.

Les atouts de cette entreprise sont nombreux : très flexible et réactive, ses collaborateurs sont en mesure d’intervenir très rapidement. Ultra-créatifs, très à l’écoute, ils esquissent rapidement une solution à votre problématique pour co-construire ensuite avec vous votre projet complet.

Notez également que les équipes utilisent au quotidien des méthodes de travail et de production éprouvées afin de vous garantir une qualité irréprochable.

Faites appel à eux si par exemple vous souhaitez :

  • Créer un nouveau canal de communication avec vos clients via les réseaux sociaux
  • Mettre en valeur votre marque
  • Générer du trafic sur vos sites internet
  • Rassembler vos clients et les transformer en Fans pour pouvoir communiquer à moindre coût et massivement.

Et faites un tour sur leur site internet, dans la section « Solutions Facebook/Méthodologie » : en une slide, tout est dit et vous aurez compris !

N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples informations ou directement fabienbennsir@demagis.com, le gérant de DEMAGIS Interactive.

Avoir le don d’ubiquité ? C’est possible avec Internet3Solutions !

Vous devez régulièrement réunir dans une même pièce des collaborateurs situés dans des villes voire des pays différents ?

Lorsque vous vous serez arraché les cheveux pour tenter de trouver un lieu puis une date qui convienne à tous pour organiser les déplacements de chacun, et que cette mésaventure se sera produite plusieurs fois, vous irez sûrement taper à la porte de Internet 3 Solutions !
Cette société développe pour vous des environnements 3D tels que des salles de réunion ou salle de formation par exemple.

Dans ces espaces virtuels, entièrement conçus « sur mesure » en fonction de vos besoins et souhaits, vous pouvez réunir vos collaborateurs en toute sérénité.

Vous pouvez par exemple prévoir de projeter une vidéo, un programme de formation, un diaporama. Vous pouvez décider que seul l’animateur aura la possibilité de lancer ces outils pour illustrer sa prise de parole, ou alors décider que l’utilisateur pourra lui-même, à l’envi, lancer ces éléments d’un clic !
Vous pouvez imaginer une sorte de « jeu de piste » dans un univers imaginaire dans lequel vos apprenants devront par le biais d’indices, aller chercher des documents avant une formation par exemple !

Il est même possible de créer des « portes de transport » qui permettent à l’approche, de changer de lieu. Par exemple, je passe d’un bureau à un magasin situé à l’autre bout de l’univers créé !

Offrez donc à vos équipes ni plus ni moins que le don d’ubiquité ! Ici et là-bas en même temps, votre collaborateur, tranquillement assis à son bureau, partagera ses impressions ou des informations avec ses collègues à des centaines ou des milliers de kilomètres de là ! Le tout étant, bien entendu, entièrement sécurisé !

Nous parlons beaucoup d’immersion de l’apprenant, d’univers virtuel, de travail collaboratif : avec un budget très raisonnable vous aurez à disposition un outil de travail très complet !

N’hésitez pas à nous contacter pour en discuter ! Nous avons un partenariat privilégié avec Internet 3 Solutions et nous pourrons vous accompagner dans la mise en œuvre du dispositif dans sa globalité !

Au secours ! Mon chef veut « faire du e-learning » !

Dans les mois à venir, nous allons vous conter l’histoire d’un individu lambda que nous appellerons Jean-Michel. Jean-Michel travaille dans une structure de formation (grande ou petite peu importe…). Il maitrise son métier mieux que personne. Et un jour, sans crier gare, son chef lui annonce qu’il est chargé de mettre en place le e-learning pour toute sa société… Vous vivrez ses questionnements, ses avancées, ses doutes. Sur cette base, nous vous commenterons la mise en place d’un dispositif, le tout avec humour !

Comment tout a commencé…

Cela fait quelques mois ou quelques années que vous êtes à votre poste (Formateur ? Responsable de Formation ? DRH ?)
Vous sortez de votre entretien annuel d’évaluation qui, jusqu’au dernier quart d’heure, se passait parfaitement bien. Vous avez atteint vos objectifs, discuté de vos difficultés au quotidien, vous avez même réussi à obtenir que BigBoss intervienne directement dans tel ou tel dossier…Et, pour la première fois peut être, mis en confiance par un climat serein et constructif, vous vous êtes ouvert à BigBoss, vous lui avez parlé de vos passions personnelles : le développement d’un site internet pour un ami, votre épouse qui « travaille dans le multimédia » (elle est infographiste) etc.

« Cet entretien annuel d’évaluation se passait parfaitement bien jusqu’au moment où… »

C’est à ce moment précis que, tel un renard à l’affût, BigBoss a commencé à vous parler de vos missions pour l’année à venir. Il vous annonce, d’un ton jovial que, justement, il vous affecte à une mission « superbe, ambitieuse, exactement dans vos cordes mon petit Jean-Mimi… ».
Après 10 minutes d’explication, l’entretien de 2 heures touche à sa fin. Vous n’avez pas su ni pu lui dire non. La messe est dite. Vous sortez de la salle de réunion, vous répondez à sa poignée de main franche et sèche par la vôtre devenue molle et moite. « Et ne vous inquiétez pas pour votre augmentation mon petit Jean-Mimi, vous avez toute ma confiance, j’en fais mon affaire… Continuez dans cette voie et tout ira bien…»

« Vous avez toute ma confiance… »

Et vous vous retrouvez dans le couloir, le dos courbé, les jambes flageolantes, le souffle court…
De quoi s’agit-il exactement ? Quelle mission peut, à ce point, vous angoisser à l’idée même de vous y atteler ? Vous, si sûr de vous d’habitude, voyons….
Pensez donc, cela fait des années que vous travaillez « dans la formation », vous maitrisez votre sujet : les apprenants c’est votre tasse de thé, l’ingénierie de formation et l’ingénierie pédagogique vous faites ça les mains dans les poches.

« Alors quoi ? Qu’est-ce qu’il se passe Jean-Mimi ?» vous demande Colette la Pipelette à la pause café, étonnée de vous voir soudain fragilisé…
Et là, entre deux gorgées d’un café corsé, les yeux hagards, la voix chevrotante, vous avouez, enfin : « Tu ne te rends pas compte, Colette…BigBoss vient de me demander de mettre en place le e-learning »
Un masque d’effroi tombe sur le visage de Colette. « Mon Dieu » dit-elle tout bas… avant d’ajouter « il fallait bien que ça arrive un jour de toute façon…. »

« BigBoss vient de me demander de mettre en place le e-learning… »

A partir de là, Colette la Pipelette est à la hauteur de sa réputation…L’information fait le tour de l’entreprise comme une trainée de poudre. On vient vous serrer la main, vous recevez des mails de soutien et même quelques petites tapes dans le dos à la pause déjeuner.

En une journée, vous êtes passé de « Monsieur Expert Formation » à « Monsieur E-Learning »…sauf que vous n’y connaissez rien au e-learning…

Après quelques jours d’abattement, vous décidez de ne pas vous laisser aller et de prendre le projet à bras le corps. Vous faites une razzia de livres sur Amazon, vous vous êtes inscrit à toutes les conférences sur le sujet, vous avez passé des heures sur votre ordinateur à affiner vos recherches sur Google, vous avez fait chauffer le moteur de recherche de Viadeo pour trouver des contacts intéressants dans le domaine.

Après plus de 2 mois, une pile de livres trônent sur votre bureau et votre table de chevet, vous avez acquis un vernis de connaissances sur le sujet mais…vous ne savez toujours pas par quel bout prendre le projet, par où commencer ? Les outils ? L’organisation ? La production ? Le tutorat ?
Alors que faire ?? Par quel bout prendre ce satané projet…??

« Par quel bout prendre ce satané projet ???? »

Suite au prochain épisode !
PS : toute ressemblance avec des personnages ou des événements réels ne serait que purement fortuite…ou pas !