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Auteur : Jean Vanderspelden

15 posts

Innovation pédagogique libérée !

L’innovation pédagogique sera libérée et encouragée – EPALE

Cet article a été publié en novembre 2018 initialement sur la plate-forme européenne EPALE https://ec.europa.eu/epale/fr puis sur les sites du FFFOD www.fffod.fr et de Learning Sphere» http://learning-sphere.com/fr/

https://ec.europa.eu/epale/fr/blog/linnovation-pedagogique-sera-liberee-et-encouragee

Rappel des mesures annoncées par la ministre M Penicaud

Mesure 12/12 : Innovation pédagogique : la définition de l’action de formation a été revue (formation innovante, MOOC, digital learning…) et de l’action de formation en situation de travail (AFEST) ; les lois de 2014 et de 2016 avaient déjà assoupli la définition de l’action de formation (suppression de la notion d’imputabilité, reconnaissance de la FOAD dans le Code du Travail, séquencement de l’action de formation…)

L’innovation pédagogique hautement portée par le nouveau cadre légal !

Le dernier ANI signé le 22 févier 2018 propose, une nouvelle fois, dans son article 33, une définition revue de l’acte de formation : «L’acte de formation est un processus pédagogique d’apprentissage par lequel tous les moyens sous quelque forme que ce soit sont déployés au regard de la situation de la personne pour lui permettre d’adapter, d’acquérir ou de développer des compétences professionnelles ou d’obtenir une qualification, sur la base d’objectifs préalablement déterminés»*(1). Depuis l’ANI de 11 Janvier 2013, tous les textes législatifs que ce soient des lois ou des décrets, cherchent à assouplir la formation via la mise en oeuvre de ses modalités. Aujourd’hui, la modalité dominante est « Le stage ». Nous serions, bel et bien dans la réforme continue de la formation, à défaut d’être dans la réforme de la formation continue ! Nous progressons à petits pas, comme s’il était difficile de quitter une organisation, encore aujourd’hui fortement marquée par le «modèle scolaire» avec les unités de temps, de lieu et d’action. Dans cette modalité, chaque stagiaire se forme en même temps et au même rythme; avec un programme et un emploi du temps commun. Le stage se passe sous l’autorité d’une formatrice ou d’un formateur qui, en fin de journée, apporte la preuve « ultime » de la réalité des apprentissages sous la forme d’une feuille d’émargement ! Le degré de liberté d’action du stagiaire est cadré.

Déjà, la loi de mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale avait ouvert une brèche importante en stipulant, entre-autre*(2), que « La formation peut être séquentielle. Elle peut s’effectuer en tout ou partie à distance, le cas échéant en dehors de la présence des personnes chargées de l’encadrement« . Cette ouverture est renforcée avec la publication d’une série de décrets. Le premier décret date d’août 2014. Il porte sur les formations ouvertes ou à distance (FOAD) et instaure la notion révolutionnaire «d’Assiduité» dans les activités des différentes séquences d’un parcours FOAD. L’assiduité remplace la notion de « présence ». On ne trace plus les temps formatifs de l’apprenant mais ses activités d’apprentissages !  En juin 2015, le décret « Qualité et évaluation de la formation » introduisait l’expérimentation de la dernière modalité retenue dans le cadre légal : la FEST*(3).  En mars 2017, un autre décret relatif aux parcours de formation, instaure le principe du « forfait-temps » pour la prise en charge des actions de formation. Par ailleurs, il fixe trois repères précis (production, évaluation & interaction) pour établir les justificatifs attendus dans l’objectif opérationnel de marquer l’assiduité, partielle ou totale, d’un apprenant dans son parcours de formation. Enfin, pour parfaire ce paysage réglementaire, hautement favorable à l’innovation pédagogique, on peut souligner la parution de deux autres décrets visant à étendre la logique FOAD respectivement au champ de l’enseignement supérieur (décret 2017-619) et au champ de l’alternance (décret 2017-1548).

Avec ce cadre légal novateur résultant d’un long travail de lobbying en général des acteurs de la formation, et en particulier des acteurs des formations digitales*(4), on est passé d’un « Modèle unimodal de la formation » lié au groupe de stagiaires à des « Organisations multimodales des apprentissages » pour chaque apprenant que l’on retrouve avec la définition proposée par l’ANI 2018. La multimodalité en formation ne s’arrête pas à la complémentarité entre présence et distance. Il y a plein d’autres possibilités pour co-construire des parcours adaptés avec des activités ou des situations individuelles-collectives, asynchrones-synchrones, formatives-autoformatives-collaboratives, en ligne-dans un centre de ressources, formelles-informelles, en centre de formation-en situation de travail-dans un tiers-lieux, contraintes-souples, voire libres etc.

La dernière loi «Choisir son avenir professionnel» confirme ces orientations en reprenant la définition de l’ANI légèrement ajustée « L’action de formation se définit comme un processus pédagogique permettant l’atteinte d’un objectif professionnel. Elle fait l’objet de modalités d’apprentissage identifiées pouvant comprendre des séquences de positionnement pédagogique, de formation et d’accompagnement de la personne qui suit l’action, dont les acquis sont évalués. Elle peut être réalisée en tout ou partie à distance. Elle peut être réalisée en situation de travail » (art. L6313-1). Il s’agit de mettre en place et de réguler de nouveaux écosystèmes souples d’apprentissage plus individualisés et plus collaboratifs portés, en partie, par les outils numériques et plus centrés sur la notion de compétences que sur la notion de savoir. Au final pour soutenir l’innovation, le terme retenu dans le code du travail est donc « FOAD » que l’on pourrait traduire par « Formation Multimodale », par « Formation Digitale » ou par…  « Digital Learning (ou Blended Learning) », comme l’a prononcé Muriel Penicaud, Ministre du Travail, de la république française, au cours de la conférence de presse du 5 mars 2018.

La dernière étape de ce cadre réglementaire en mouvement est la parution attendue (fin 2018) du décret sur AFEST ; Action de Formation en Situation de Travail. Une série d’expérimentations, pilotée par la DGEFP avec des OPCA et des opérateurs de formation, a permis de confirmer l’intérêt de cette toute dernière modalité. Cette modalité AFEST qui vient enrichir le sceptre des parcours FOAD, a été conçue d’abord pour les adultes peu qualifiés. Comme toute action de formation, l’apprenant bénéficie d’un accompagnement personnalisé. Cela lui permet d’alterner, essentiellement au sein de l’entreprise, des mises en situation professionnelle et des mises en situation réflexive. Il s’agit de tirer profit des échecs, des essais, des erreurs et des réussites dans la progression de son parcours des activités. Il réalise ces activités pour se former en produisant, et non produire en se formant. On ne parle plus de «programme» qui serait préétabli, mais de «parcours». On vise à s’ajuster, en continu dans une dynamique, aux besoins de chaque apprenant. Pour assurer ce suivi pédagogique et cette assistance sur le lieu de travail (ou de production), la personne ressource est bien formatrice, et pas uniquement tutrice. Un parcours AFEST intègre des séquences de mise à distance de l’apprenant avec son formateur-trice, régulées en partie par l’apport de l’usage des outils digitaux. L’ensemble de cette ingénierie est regroupé dans un cahier des charges AFEST dont la mise en place est portée par un organisme de formation en lien avec des entreprises apprenantes et partenaires, apportant le plateau technique ou l’environnement d’un geste professionnel lié à un métier rare.

Toutes ces innovations cherchent à créer des situations pour que les apprenants puissent mieux s’impliquer dans cette dynamique formative, autoformative et collaborative, toujours accompagnée. Pour cela, plus de liberté, et donc, de responsabilité leur sont données dans le renforcement et l’acquisition de nouvelles compétences. En somme, on équilibre les parcours en privilégiant la mise en activité de l’apprenant (pédagogie active) sur la transmission de contenus (pédagogie passive). L’encouragement à l’innovation pédagogique est un marqueur fort des dernières réformes de la formation professionnelle en France.

Avec la participation de Frank Savann et Thierry Ardouin, experts thématiques EPALE

Jean Vanderspelden – Expert thématique Epale – 2014/2018

https://ec.europa.eu/epale/fr  & www.iapprendre.fr

membre du FFFOD – www.fffod.fr

et de Learning Sphere – www.learning-sphere.com

* (1) https://theconversation.com/une-reforme-de-la-formation-ancree-dans-les-pratiques-de-travail-contemporaines-92945?utm_source=twitter&utm_medium=twitterbutton

* (2) Suppression de la notion d’imputabilité, par exemple* (3) Formation en Situation de Travail http://www.actualite-de-la-formation.fr/rubriques/syntheses/l-experimentation-formation-en-situation-de-travail-fest-se-deploie-dans-cinq.html?

* (3) Formation en Situation de Travail http://www.actualite-de-la-formation.fr/rubriques/syntheses/l-experimentation-formation-en-situation-de-travail-fest-se-deploie-dans-cinq.html?

* (4) voir www.fffod.fr le site du Forum Français des acteurs des FOrmations Digitales.

Les médias sociaux…. pour apprendre !

Les médias sociaux…. pour apprendre
Vers des usages vertueux des Réseaux Sociaux Numériques

Cet article a été publié en février 2018 initialement sur la plate-forme européenne EPALE https://ec.europa.eu/epale/fr puis sur le site du FFFOD www.fffod.fr en deux parties, dans le cadre de la thématique mensuelle européenne d’échange : «Les médias sociaux comme environnement d’apprentissage».
Partie 1 : https://ec.europa.eu/epale/fr/blog/vers-des-usages-vertueux-des-reseaux-sociaux-numeriques-partie-12
Partie 2 : https://ec.europa.eu/epale/fr/blog/vers-des-usages-vertueux-des-rsn-partie-2-quelles-conditions-peut-apprendre-avec-les-medias
 Partie 1 : Oui, on peut apprendre avec les médias sociaux !
En 2018, l’usage des médias sociaux est, pour beaucoup d’entre-nous, important en temps et en énergie. Ces outils nous permettent facilement de mettre en ligne et de partager des contenus variés (vidéos, photos, musiques, documents, infos, actualités et autres). Les médias sociaux sont programmés pour que nos publications génèrent le plus d’interactions possibles avec, et grâce aux commentaires multiples et variés ou aux relais assurés par des personnes (amis, contacts, suiveurs, etc…) abonnées à nos flux d’informations, pour le meilleur… et pour le meilleur ; restons optimistes mais lucides ! Ces activités sur Facebook, Twitter, Instagram, Dailymotion, Linked’in, etc… sont critiquées, souvent à juste titre, de par leur caractère individuel, distrayant, futile, déplacé, voire quelque fois agressif. La nature humaine reste la même, quelle que soit les outils utilisés, sauf que les outils de type médias sociaux donnent une potentielle résonance instantanée au plan mondial : urbi et ordi ! Les utilisateurs des médias sociaux disposent d’un effet puissant, voire dévastateur, de levier numérique. Ce ne sont pas les outils qui sont responsables de nos trop nombreuses dérives observées, certaines insupportables, mais bel et bien l’incapacité de certains parmi nous, d’agir durablement avec bon sens, responsabilité et intelligence et d’apprendre de nos erreurs.
Mais tous les usages des médias sociaux ne sont pas inutiles, loin de là ! Certains ont du sens, parfois puissants[1], soit aux plans personnels, soit à des fins professionnelles. Le faible recul sur nos pratiques tend à prouver que nous avons intérêt à installer durablement une forte barrière entre nos activités relevant de notre vie personnelle et celles relevant de nos champs professionnels. Dans ces registres positifs, les médias sociaux nous donnent la triple possibilité de :
  • communiquer en augmentant la visibilité de ses activités personnelles ou associatives et/ou l’influence de son poste de travail ou de son entreprise, via les contenus publiés thématiques en assurant une présence continue et cohérente : émettre une voix ;
  • prospecter en initiant des échanges avec des personnes partageant la même passion ou le même intérêt, avec des clients potentiels ou des homologues, rendre visible son ses compétences, son expertise ou son offre commerciale ; en assurant une veille stratégique : assurer une veille ;
  • réseauter en développant la culture et les pratiques communautaires pour échanger entre pairs, pour adhérer ou faire adhérer à une association, pour recruter et se faire recruter, pour promouvoir et découvrir des talents ; en favorisant les compétences collectives : privilégier la collaboration.
Le point commun de ces trois postures d’internautes relativement habitués des Médias ou Réseaux Sociaux Numériques est de générer de l’interactions faible, douce ou forte. Or, si on reprend l’adage «Mieux j’interagis, mieux j’apprends»[2], alors, à l’évidence, les médias sociaux, sous réverse d’une posture maîtrisée et évolutive, peuvent clairement constituer des environnements intéressants et, dans certains cas puissants, d’apprentissage et de formation[3].
Partie 2 : à quelles conditions peut-on apprendre avec les médias sociaux ?
Pour tirer profit de nos usages des médias sociaux, en particulier pour s’informer, pour s’instruire, pour apprendre ou pour se former, avec efficacité, quelques règles doivent être prises en compte. La plupart relève du bon sens, d’autres requièrent de notre part, des apprentissages spécifiques de la maitrise partagée de ces nouveaux outils digitaux.
l Une bonne maîtrise de l’outil et de ses paramètres : L’exemple de l’outil Facebook est, à ce titre, intéressant. Beaucoup (trop) de ses utilisateurs ignorent les conséquences d’un mauvais paramétrage de leur compte ; nombreux, et parfois, complexes, les paramètres fixés par défaut étaient très ouverts à la création de l’outil Facebook ; aujourd’hui par défaut un peu moins ouverts. Ils peuvent se retrouver confrontés à des situations délicates, simplement liées à la non maitrise des activités collectives (communauté égocentrée le plus souvent, communauté promotionnelle ou communauté collaborative) proposées, suggérées, et, de plus en plus, incitées, voire provoquées. Un simple clic peut avoir des implications graves. Par exemple, le partage d’une information, à un cercle de personnes non désiré… ; l’intervention d’un internaute dans une discussion sans y être invité… ; visibilité d’un commentaire déplacé, etc…. La bonne maitrise de son identité numérique est gage de qualité de ses apprentissages avec les réseaux sociaux numériques.
l Une intention clairement définie avec un regard toujours critique : Soit on se laisse «bercer» par les flux d’informations des personnes qui partagent nos réseaux sociaux, soit on garde une ligne directrice pour interagir avec discernement. Dans le premier cas, on est plutôt «suiveur», dans le second cas, on est plutôt «explorateur» pour nourrir et travailler son ou ses sujets d’intérêt. La seconde posture générera très certainement plus d’opportunités pour apprendre par les échanges qui se révéleront plus intéressants. La prise de distance sur les informations publiées est un réflexe nécessaire pour ne pas se laisser influencer. C’est une des bases d’expertise sur un domaine donné personnel et/ou professionnel. Beaucoup d’internautes alternent ces deux postures dans des médias sociaux complémentaires.
l Un respect, une bienveillance et une écoute de l’autre : la qualité des échanges, et donc des interactions, repose sur notre capacité d’installer, et d’entretenir, un climat de confiance avec les personnes, connues ou non, avec qui nous dialoguons et partageons des contenus. Le choix des mots, des formules, des arguments, du ton employé, des images et des fichiers associés, sont autant de briques qui constituent le fond et la forme de nos échanges. La cohérence de cet ensemble installe un milieu propice à des apprentissages durables et réciproques. Tout manquement à ces dispositions respectueuses risque d’ébranler un espace subtil de co-apprentissage communautaire ; se mettre trop souvent en avant, en parlant de soi, de ses activités ou de ses productions limite ou brise la dimension formative de l’usage des médias sociaux. Pour conforter ces opportunités d’apprendre des autres, il convient d’être plus en posture d’aide que de jugement, et aussi, préférer des contributions plutôt positives ou interrogatives.
l Choisir et entretenir ses communautés : apprenant est métier ; seul métier durable ! Pour exercer cette nouvelle profession, il est important de savoir s’entourer de pairs portant la bonne parole et exerçant le bon geste professionnel. Il en est de même sur le territoire numérique. Notre responsabilité consiste à bien choisir les personnes avec lesquelles on va échanger, donc de sélectionner ses communautés selon ses objectifs d’apprentissage. Choisir est un premier niveau, entretenir ses communautés en est un second.  Il s’agit de ne pas se laisser enfermer dans une bulle médiatique thématique en rétrécissant le nombre de personnes concernées. Etablir de nouveaux contacts et éliminer ceux jugés peu intéressants, ou déviants au regard de nos intentions, constituent deux activités structurantes et exigeantes. Etre original peut être une attitude favorisant la curiosité, source de nouveaux savoirs. Une présence et une activité régulières permettent de se faire repérer positivement par les membres de ses groupes d’échanges, d’apprentissages et d’autoformation formelle et informelle.
Si apprendre avec les outils numériques peut s’avérer efficace et fertile, la question de la gestion de nos temps face aux écrans constitue un véritable point d’alerte pour assurer une présence active équilibrée entre territoires métrique et numérique. Dans son dernier livre « C’est compliqué : les vies numériques des adolescents »[4], danah boyd nous rappelle que la principale motivation des jeunes est bel et bien d’apprendre… à se socialiser.
Jean Vanderspelden – Expert thématique Epale
https://ec.europa.eu/epale/fr  & www.iapprendre.fr
membre du FFFOD – www.fffod.fr et de Learning Sphere – www.learning-sphere.com

[1] « Le elearning informel ; des apprentissages diffus noyés dans la participation en ligne» – Livre coordonné par Olivier Las Vergnas – Editions des archives contemporaines – 2017
[2] (des autres et de moi-même) liée à la théorie du connectivisme
3] Voir billet de Frédéric Haeuw sous la forme d’un diaporama publié en 2014 : http://www.haeuw.com/2014/01/du-bon-usage-des-r%C3%A9seaux-sociaux-en-formation.html
[4] https://cfeditions.com/boyd

Tous prochainement «Digital Natives» ? Vraiment !

Tous prochainement «Digital Natives» ? Vraiment !

Cet article a été publié en juin 2017 initialement sur la plate-forme européenne EPALE en deux parties, suite à mon intervention en tant qu’expert EPALE lors des 8ème assises nationales du réseau des Ateliers de Pédagogie Personnalisée organisées par l’APapp, à Arras en 15 juin 2017.

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Emergence (1/2) de pratiques et de territoires d’Apprenance & tiers lieux

Partie 1/2 – De nouveaux territoires pour des nouvelles forme d’Apprenance

Le concept d’Apprenance (1) est relativement nouveau. Pourtant, dans notre économie de la connaissance qui s’impose, on parle déjà de pratiques et de territoires d’Apprenance. Si dans « le monde de la formation », le stagiaire doit s’adapter à l’offre de formation, dans celui de l’Apprenance, ce sont «les acteurs du savoir» qui construisent et qui animent, sur leur territoire, de nouveaux écosystèmes de formation au profit de communautés d’apprenants.

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FOAD, Multimodalité ou les deux ?

De la nécessité d’innover pour que tous les adultes puissent enfin bien se former !
Article, en deux parties, publié en mai 2016 puis en juin 2016 sur le site européen EPALE  de l’Agence française Erasmus+, et repris sur le site du FFFOD www.fffod.fr et sur le site de Learningsphere www.learning-sphere.com Read more FOAD, Multimodalité ou les deux ?

Du «Clic au CléA» en Auvergne-Rhône-Alpes

Journée d’échanges, le 22 janvier 2016, sur la mise en place de la
nouvelle certification professionnelle CléA, avec le CRI Auvergne

Depuis plus de cinq ans, chaque début d’année, le CRI Auvergne organise un séminaire de travail sur la thématique croisée, assez peu traitée en France, «Numérique & illettrisme», comme si les technologies digitales n’étaient pas vraiment à la portée et au menu des adultes peu qualifiés ! Read more Du «Clic au CléA» en Auvergne-Rhône-Alpes

Quatre pistes d’intégration du numérique : Tuto de 7′

Quatre pistes d’intégration du numérique pour  la formation des adultes –  Tuto de 7′

En mars 2015, j’ai publié un tuto de 7′ proposant quatre pistes d’intégration du numérique pour la formation des adultes. Ces quatre pistes forment quatre territoires (présentiel et distanciel) dont la somme génère les formations de type FOAD ou « formation multimodale ». Ces pistes viennent en résonance avec la riche présentation prospective faite par Thierry Curiale (@ThierryCuriale – directeur des programmes « Open Social Learning » – http://solerni.org – Orange) lors de la conclusion des XXIII rencontres nationales du FFFOD les 17/18 et 19 novembre 2015 à Saint Brieuc : « Nouvelles dynamiques des apprentissages numériques ». Voir le Storify réalisé par @loictournedouet : https://t.co/kMNhYP6Pq7 – Lien vers le tuto en ligne : https://youtu.be/2s91So97cYo

Jean Vanderspelden – membre de Learning Sphere, du FFFOD et de MIP+
 www.iapprendre.fr

Innovation & numérique – 2/2 : les acteurs

Innovation & numérique – 2/2 : les acteurs

Réforme de la formation professionnelle, Innovation & numérique :
quels changements en entreprise 
et pour le métier de formateur-consultant ?

voir aussi : «Innovation & numérique – partie 1/2 : les apprenants» : http://learning-sphere.com/fr/reforme-de-la-formation-professionnelle-innovation-numerique-vers-plus-dinitiative-et-de-responsabilite-pour-lapprenant/
 Cet article complète le précédent qui était centré sur les enjeux territoriaux et sociaux économiques de la réforme de la FCP, plus spécialement vers les dispositifs financés et administrés par la puissance publique (Jeunes 16- 25 ans, Demandeur d’Emploi, Migrants, etc…) et des dispositions concernant la FOAD. Ce second article éclaire comment la réforme impacte les dispositifs libres et réglementés pour la formation des salariés.

En plus de soutenir l’innovation pédagogique des actions de formation et de marquer la nécessité de former préférentiellement, les salariés les moins qualifiés, sous la double responsabilité des entreprises et des OPCA, la réforme de la formation professionnelle de mars 2012 spécifie deux points clés :

–         L’entretien professionnel est central pour définir une stratégie de parcours de formation individualisé des salariés, en lien avec les obligations de l’employeur : adaptation / maintien de l’employabilité. L’entretien professionnel devient une nouvelle obligation. Il doit être mené tous les deux ans à compter du jour de l’embauche. Tous les 6 ans un état des lieux récapitulatif du parcours dans l’entreprise sera établi (formations, certifications, VAE, évolution professionnelle).

–         La Formation Continue est reconnue comme un investissement et non plus comme une obligation fiscale. L’employeur a l’obligation sociale de contribuer au développement de la formation professionnelle en finançant des actions, et cela pour tous les salariés. 

Enjeux pour l’entreprise : renforcer le lien entre GRH & Formation

 Les entreprises, quelque soit leur taille, devront conforter la compétence Gestion des Ressources Humaines des managers, en intégrant l’entretien professionnel, la formation individualisée, et aussi, la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences. Fondamentalement, il s’agit de repenser l’articulation entre fonction «Ressource Humaine-Formation» et celle de «Manager» et donc, de rendre la «fonction formation» stratégique :

  • Le manager aura un rôle important de conseil auprès de l’employé : information, choix, implications, projets, etc…
  • Le salarié devient acteur de sa formation avec plus d’initiative, et donc de responsabilité et d’implication. Ses choix personnels l’aideront à optimiser son parcours professionnel, en cohérence avec le projet d’entreprise.
  • En fonction de la taille de l’entreprise, le directeur des ressources humaines devra effectuer un suivi poussé des salariés : quels besoins ? quelles formations pertinentes ? quelles modalités ?  

Changements visés par la réforme

Principalement, on peut s’attendre à ce que :

  1. La formation devienne un investissement avec une obligation tangible et mesurable de résultats en matière de compétences. L’entretien  professionnel est systématisé.
  2. L’offre de formation se centre sur l’individualisation des parcours pour mieux répondre aux besoins de chaque salarié(e) : VAE, CPF, CEP, etc …
  3. Le marketing de la formation devienne incontournable. Quels projets individuels sont fondamentaux, en perspective de développement de l’entreprise ? Quel est le capital de connaissances de l’entreprise à développer, à capitaliser à valoriser et communiquer ?
  4. Les modalités de formation soient beaucoup plus variées : tutorat, mentorat, team building, travail et apprentissage collaboratif, autoformation accompagnée, etc …
  5. Les évaluations de formation deviennent majoritairement «formatives» avec des champs de compétences, et non plus uniquement, de savoirs.

Pour tous ces points, le numérique peut être à la fois une ressource, un outil et un espace d’interaction facilitants.

La souplesse de la FOAD en fait un outil stratégique.

La possibilité de prise en charge d’actions séquentielles (entendre discontinues) et partiellement effectuée à distance, va permettre le développement de dispositif de formation multimodale.  La présence collective en session de formation ne sera plus une obligation.  Le processus de formation pourra être individualisée et systémique :

1-    L’entretien individuel permettra un cadrage précis des besoins et du dispositif de formation multimodale, selon les contraintes et les objectifs, tant individuels que collectifs ;

2-    Les modalités de formation seront variées et centrées sur l’acquisition de compétences et l’accompagnement en situation, à chaud et à froid avec la préparation de l’entretien individuel suivant ;

3-    Le présentiel pourra être réservé au cadrage des besoins, la mise en route du dispositif, la création d’une dynamique relationnelle (apprenants et tuteurs), aux étapes réflexives intermédiaires et finales.

L’articulation entre «présentiel & distanciel», entre «individuel & collectif», entre «synchrone et asynchrone», entre «en ligne & en centre de ressource» sera, en grande partie, régulée par la mobilisation du numérique au profit des apprenants.

Un enjeu majeur d’évolution pour les formateurs et consultants indépendants

Le plan de Formation (hors 1% conventionné) va créer un marché spécifique (conseil, services, ré-internalisation de certaines fonctions). Pour y être actif, une certification Qualité sera de plus en plus demandée. Elle pourra être complexe à obtenir pour les formateurs indépendants et les petits organismes de formations. La concentration attendue des organismes de formation et l’internalisation de la formation prévisible de la fonction formation en entreprise va obliger les formateurs-consultants à renforcer leur capacité d’innovation et d’adaptation.

Une solution pourrait être de se positionner autrement. Le consultant et formateur indépendant pourraient devenir prestataire de service interne, à l’écoute des besoins des opérationnels tant du coté des entreprises que des OPCA. Sa légitimité reposera sur une reconnaissance d’expertise pour construire des solutions de formation ouverte, intégrant de prestations d’accompagnement grâce à un triple travail d’ingénierie de formation, d’ingénierie pédagogique et d’ingénierie tutorale. Son travail principal sera de permettre l’évolution de l’offre de formation dans le cadre de la réforme, au sein des entreprises et des OF, en particulier en s’appuyant sur le décret d’août 2014 sur la FOAD.

Quelques axes de prestation :

  1. Développer des dispositifs de formation individualisés, en appui sur le concept d’autoformation accompagnée ;
  2. Construire des outils de positionnement (pré-formation) et de préparation du Plan Individuel de Formation ;
  3. Construire des outils d’évaluation formative avec des questionnaires en ligne réflexifs, avec des apports du tutorat d’accompagnement réactifs et proactifs;
  4. Développer des outils de certification des acquis (tracking d’activités et de production ; à partir de modules de formation : Scorm, xAPI, Porto-folio numérique, réseaux sociaux  numériques, etc…) entre autres ;
  5. Construire des dispositifs de formation hybride, orienté Web 2.0 (échanges de pratiques et pédagogie collaborative) en participant au développement de la culture numérique ;
  6. Accroître la valorisation des ressources de l’entreprise pour la formation avec le knowledge management.

La réforme est ambitieuse. Elle est et sera aussi délicate à mettre en œuvre, surtout dans les entreprises de petite taille. Le challenge est que tous les salariés en bénéficient rapidement et qualitativement pour entretenir et développer à la fois leur employabilité et leur mobilité, tout au long de leur vie. Pour les consultants et formateurs indépendants, il s’agira de plus en plus, d’allier «pédagogie et numérique» pour mettre en résonance, dans chaque entreprise, activité & e-activité, formation & e-formation, et aussi, conseil & e-conseil.

Dominique Gros & Jean Vanderspelden

FFFOD (www.fffod.fr) & Learning Sphere (www.learning-sphere.com)

Les APP comme lieux ouverts d’apprenance

Les APP comme lieux ouverts d’apprenance
Autoformation accompagnée et adultes peu qualifiés

Résumé de la publication  liée
au 8ème colloque européen sur l’autoformation – Strasbourg – 2014

 Souvent, quand on évoque un «Parcours d’Autoformation accompagnée», on ne retient que le mot «Autoformation» et on l’associe assez rapidement à la SoloFormation, en se demandant légitimement si l’Autoformation, c’est bien de la formation ! Et surtout, si l’Autoformation est aussi une réponse efficace pour les adultes peu qualifiés ? Ce sont des personnes «jugées» peu motivées et peu armées pour apprendre et, en particulier, pour les plus faiblement qualifiés, y compris les personnes en situation d’illettrisme, souvent éloignés de l’emploi et de la société numérique ! On oublie les termes «parcours» et «accompagnée». Les réponses des Ateliers de Pédagogie Personnalisée (APP) sont particulièrement adaptées à la fois aux publics adultes qualifiés et peu qualifiés, sous des conditions de respect de plusieurs fondamentaux. L’objet de cet article, est de présenter quelles sont les pratiques des APP et dans quels contextes elles peuvent être mises en œuvre au bénéfice des apprenants. Il s’agit de poser les conditions pour que ces personnes puissent progressivement se reconnaître comme «apprenant» et s’engager dans une démarche structurée et tutorée pour «apprendre à apprendre», tout en se formant.

Pour cela, nous nous appuierons et nous valoriserons le «Guide de l’ANLCI pour la démultiplication des pratiques Autoformation accompagnée des adultes en situation d’illettrisme», conçu avec le réseau des APP de la région Languedoc-Roussillon, coordonné par ITG Paris et publié en 2014 dans le cadre du Forum 2.0. Dans ce guide éclaire les étapes d’un parcours d’autoformation accompagnée qui donnent la possibilité aux adultes de niveaux et d’horizons variés, avec un tutorat évolutif, avec une entraide et avec la mobilisation de ressources adéquates (papier et numérique) de devenir de plus en plus autonome dans leur apprentissage. Il s’agit organiser des écosystèmes d’apprentissages ouverts pour qu’ils prennent de plus en plus d’initiatives pour réguler eux-mêmes leur formation.

 A ce titre, les APP sont des espaces d’apprenance.

Mot-clés : appapprenance  – accompagnement – autoformation – parcours.

 Yamina Bouayad-Agha- coordonnatrice APP Ville de Sète Lang-Roussillon – yamina.bouayad@gmail.com www.appsete.net – Espace «Google+» rés APP Languedoc Rous

 et Jean Vanderspelden consultant ITG Paris, jean.vanderspelden@free.fr
membre du FFFOD et de Learning Sphere – www.iapprendre.fr

 8ème colloque européen sur l’autoformation – Strasbourg – octobre 2014
Accès la version complète de l’article publié sur le site de l’Université de Strasbourg
http://colloque-autoformation.unistra.fr/uploads/media/Bouayad_Vanderspelden.pdf   

Autoformation, FOAD et le cadre légal

L’autoformation accompagnée et la loi du 05 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi &  à la démocratie sociale 

Oui en FOAD, l’autoformation accompagnée est une modalité d’actualité !

 Dans cette période où chaque mois un nouveau décret[1] (de la loi du 5 mars 2014) est publié, avec en particulier le décret du 22 août 2014 sur la FOAD[2], les espoirs de voir enfin, notre système de formation continue (paritaire, complexe et datant de 1971) s’assouplir, sont (trop) grands. Cette flexibilité est attendue prioritairement pour les adultes les moins qualifiés, salariés ou non. Parmi les degrés de souplesse figurent, en bonne place, les formations dites ouvertes. Les actions de type FOAD reposent sur une multimodalité de situations d’apprentissage combinées, présentielle et/ou à distance, individuel et/ou collective, en ligne et/ou dans un centre de ressources, mais, à chaque fois, accompagnées dans une relation pédagogique adaptée, évolutive et contractualisée.

S’appuyant sur les directives européennes de «Life Long Learning», les partenaires sociaux et les instances publiques, ont voulu avec cette nouvelle réforme mettre en avant deux grands principes :

–       d’une part, donner plus d’initiative et de responsabilité à chaque personne (Compte Personnel de Formation,  le Conseil en Evolution Professionnelle et autres) ;

–       et d’autre part, rénover l’offre et les pratiques de formation, en reconnaissant la possibilité d’apprendre sans la présence continue de son formateur.

Et ils ont, par là même, accepté et validé la logique d’autoformation accompagnée.

Non l’autoformation ne se réduit pas à la soloformation[3] ! Depuis 1995, date de la création du FFFOD, plusieurs  acteurs majeurs de la formation, tous membres du FFFOD, militent pour faire reconnaître enfin la pluralité du concept[4] qui ne se limite pas à l’autodidactie. Parmi ces pratiques, celle de l’autoformation accompagnée est une modalité majeure dans le champ de la formation continue, surtout au regard des enjeux liés au développement de la société dite numérique. Ces militants et professionnels dont je fais partie, sont confortés par des travaux de scientifiques[5] français, européens, québécois (et autres…) qui montrent très clairement qu’il n’y a pas de réel apprentissage sans des activités d’autoformation ! Cela résonne aussi avec la logique des huit compétences clés portées par l’Union Européenne. Pour la 1ère fois, une instance politique était capable d’affirmer, haut et fort, l’idée que «Apprendre à Apprendre» est une nouvelle compétence nécessaire au citoyen.

La notion d’autoformation est tellement riche que Philippe Carré parle même de «Galaxie[6] de l’autoformation». Souvent, on constate que certains acteurs de la formation ont tendance, eux-mêmes, à réduire cette galaxie, à la seule autodidactie ! Il me paraît essentiel de ne pas, de ne plus entretenir cette confusion, cette ambiguïté ou cette simplification. Au regard des recherches sur la formation des adultes, mais aussi des nouvelles manières d’apprendre dans des écosystèmes d’apprenance[7], j’estime qu’il est aussi de notre devoir, quelque soit son profil professionnel (pédagogique, administratif, juridique, ou autres), quelque soit sa structure (prescripteurs, financeurs, OPCA, OF ou autres) quelque soit ses responsabilités ou son statut (élu, dirigeant, RH, responsable de CE, syndicaliste, salarié, indépendant, artisan, demandeur d’emploi ou autres) de promouvoir l’autoformation accompagnée, dans le cadre légal de la nouvelle réforme en cours. Notre impératif est de répondre au mieux, aux besoins des très nombreux apprenants qui désirent SE former, en renforçant aussi leurs compétences transversales dans des environnements facilitants.

Très certainement, la réforme va être compliquée à mettre en œuvre ! Cela sera d’autant plus difficile si nous restons sur des modèles culturels de transmission calibrés du savoir. Ces modèles sont basés sur une logique de distribution de contenus, souvent dans un lieu unique. Il s’agit de favoriser des organisations plus ouvertes, proposant et pilotant une diversité de situations d’apprentissage mettant les apprenants en activité dans des dynamiques d’espaces-temps. Avec l’accompagnement pédagogique utile, avec le tutorat adapté[8], chaque apprenant pourra y saisir une multitude d’opportunités d’apprendre. Cela comprend des modes formel et/ou informel, des modes transmissif et/ou collaboratif avec la juste dose de numérique. La relation humaine[9] reste, y compris dans les formations multimodales, clé.

Dans cette évolution sociétale, la mise en œuvre de l’autoformation, accompagnée nécessairement, devra être rapidement et énergiquement reconnue, encouragée et facilitée. C’est dans cet esprit que s’est tenu, à l’Université de Strasbourg fin octobre 2014, le 8ème colloque européen[10] sur l’Autoformation où plusieurs membres du FFFOD (APapp, AFPA, CNFPT, Université Paris X Nanterre, Consultants et autres) ont apporté leurs contributions en plénière, en atelier ou durant l’Edgecamp «Pratiques d’autoformation réussies[11]».

Jean Vanderspelden – consultant ITG – novembre 2014

Membre du FFFOD, de LS et de MIP+  www.iapprendre.fr jean.vanderspelden@free.fr


[1]  Décrets sur «Le Compte Personnel de Formation», puis «Liste des formations éligibles», «Consultation annuelle du CE», «FOAD», «Rôles  des OPCA, en attendant ceux sur «Le Conseil en Evolution Professionnelle», «La qualité», «Instances  nationales et régionales de régulation», etc…

[2] Voir http://www.fffod.fr/component/content/article/2764

[3]  Voir le guide de démultiplication des bonnes pratiques «Autoformation accompagnée des adultes en situation d’illettrisme – Ateliers de Pédagogie Personnalisée (APP) en Languedoc-Roussillon» – Forum ANLCI 2.0 – Juin 2014  http://www.anlci.gouv.fr/Mediatheque/guides-forum-2.0/Autoformation-accompagnee-des-adultes-en-situation-d-illettrisme-Guide-de-demultiplication-Languedoc-Roussillon

[4] http://www.tutofop.educagri.fr/ressources/FOAD_Autoformation/autoformation3.htm

[5] On pense spontanément aux travaux et aux publications de Philippe Carré et des membres de son équipe – Voir : http://www.canal-u.tv/video/profession_formateur/definition_de_l_autoformation.408

[6] L’autoformation – P. Carré – A. Moisan & D. Poisson – Pédagogie d’aujourd’hui – PUF – 1997 ou plus  récent (2011) : http://www.scienceshumaines.com/la-galaxie-de-l-autoformation_fr_11868.html

[7] Voir livre «Former, se former & apprendre à l’ère du numérique» – D. Cristol – 2014  – Edition ESF.

[8] Voir les travaux et les productions de J. Rodet : http://blogdetad.blogspot.fr/

[9] Voir article THOT «Comment le facteur humain est déterminant dans la formation en ligne ?» – 2014

[10] Plus d’informations sur les échanges : sur http://colloque-autoformation.unistra.fr/

[11] Animation franco-belge avec Odile Dupont (FOREM) et Jean Vanderspelden (FFFOD)