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Auteur : Marie Prat

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Les PME et e-learning

L’étude CGPME/OpinionWay réalisée en novembre 2011 sur le thème PME, Internet et e-learning, est riche d’enseignements.

800 dirigeants d’entreprises de moins de 50 salariés ont été interrogés sur plusieurs thématiques dont celle de la formation à distance.

Et on s’aperçoit très vite que le e-learning n’a pas encore franchi les portes de nos PME : La formation à distance a été utilisée par 7% seulement des dirigeants d’entreprises, dont 5% pour eux et 3% pour leurs salariés.

Et ce ne sera pas beaucoup mieux pour 2012, puisque 6% seulement des entreprises concernées prévoient de recourir à ce type de formation.

Pourquoi un recours si faible à la formation à distance ?

Deux tiers des entreprises interrogées mentionnent l’absence de contenu adapté à leur métier en première raison. La deuxième raison invoquée est la préférence donnée au contact direct. On voit aussi que 9% d’entre elles ne connaissent pas ce type de formation.

Ces données peuvent malgré tout être relativisées par le fait que 18% seulement de ces entreprises ont eu recours à un autre type de formation.

Par ailleurs, les formations à distance réalisées l’ont été pour 67% d’entre elles pour des thématiques spécifiques au métier, et ont concerné essentiellement les fonctions administratives (49%)

Ces résultats viennent conforter l’écart existant entre TPE, PME et grandes entreprises en matière d’utilisation professionnelle d’internet.

Ces résultats mettent également en évidence la nécessité d’informer les TPE PME sur les possibilités offertes par des dispositifs mixtes de formation.

Source : Etude PME, Internet et e-learning CGPME/OpinionWay Nov 2011

Communauté d’apprenants : quelques ingrédients pour réussir l’alchimie

La mise en place d’une communauté d’apprenants motivés et actifs est une des conditions de succès d’un dispositif de blended learning.

En tant que concepteur de dispositif e-learning, nous avons à imaginer des interactions sociales propres à motiver les apprenants, à favoriser les échanges entre les acteurs, sans pour autant masquer la structure du contenu  pédagogique ou risquer de minimiser le rôle du formateur.

Le tout n’est pas de proposer des outils mais plutôt de guider les apprenants vers des usages qui peuvent optimiser les résultats pédagogiques.

Quelques idées à creuser :

  • Proposer aux apprenants de travailler en petits groupes via des outils asynchrones : les petits groupes favorisent l’implication de chacun
  • Proposer des sujets de discussion et peut être quelques questions auxquelles les apprenants devront apporter des réponses le temps du parcours
  • Organiser des séances de feed back au cours desquelles les apprenants parlent de leur expérience et présentent le résultat de leur travail
  • Proposer les 3 canaux d’interactivité suivant : Apprenant – apprenant, apprenant – formateur, apprenant – contenu

Pour que l’expérience éducative proposée par les communautés d’apprenants soit riche, les éléments suivants semblent indispensables :

  • Présence d’un guide pédagogique : facilitateur et incitateur qui amènera les apprenants vers l’objectif pédagogique
  • Etablir un climat propice à la participation de tous : les participants seront ainsi à l’aise avec les outils et avec leurs pairs
  • Proposer aux apprenants des thèmes de discussion et peut être une axe de travail

La mise à disposition d’outils de formation informelle à travers une communauté d’apprenants nécessite en amont une organisation pédagogique, et tout au long du parcours un suivi qui conditionneront la réalisation des objectifs pédagogiques.

Contenu e-learning pour support mobile : questions clés

La demande augmente pour le développement de contenu e-learning accessible sur smartphones et autres tablettes ?

 Quelques questions méritent d’être posées en amont de la phase de développement du contenu :

  •  Quel support mobile ciblez-vous ? Les tablettes, les smartphones ?
  •  Savez-vous comment sont équipés les apprenants ? Etes-vous dans un contexte qui vous permet d’axer le développement sur des cibles techniques définies ou bien vous adressez-vous à une communauté d’apprenants disposant d’un équipement multiple et hétérogène ? En fonction de la réponse à cette question, vous ciblerez le développement vers un nombre réduit de plateformes ou bien vous choisirez un mode de développement pouvant satisfaire un maximum de plateformes
  •  Quel type de contenu souhaitez-vous proposer ? Si vous souhaitez proposer du contenu partagé par exemple, vous ne pourrez pas cibler les smartphones. De plus, le contenu pour smartphones a avantage à être plus court
  •  Flash ou pas ? Même s’il existe quelques solutions techniques pour déployer du flash sur Iphone, le résultat est pour l’instant loin d’être optimisé. Ce facteur doit bien sûr entrer en ligne de compte dans votre réflexion. Les contenus Flash sont lisibles sur plateformes Android, mais avec des résultats variables, et peut-on seulement cibler les supports Android ? Peut être le meilleur choix consiste-t-il à choisir le HTML 5 ?

Avec la multiplication des supports et l’hétérogénéité de ces supports, il s’avère d’autant plus nécessaire de bien préparer la phase amont du développement de contenu, l’essentiel étant de bien connaître la cible technique, de bien choisir le contenu à déployer et les techniques à utiliser.

Les LMS demain

Quelles seront les fonctionnalités les plus utilisées dans les LMS demain ? 

La plateforme de formation à distance, aujourd’hui noyau de tout dispositif de blended learning, a progressivement évolué pour suivre la demande des utilisateurs, et pour intégrer les outils technologiques apportés essentiellement par le web 2.0.

La demande des utilisateurs s’oriente de plus en plus vers une gestion des compétences plutôt que vers une gestion de la formation. La plupart des LMS intègrent donc, au moins partiellement, des fonctionnalités de gestion des compétences. Le LMS doit être capable d’évaluer l’écart entre compétences présentes et compétences à acquérir.

Les réseaux sociaux prennent progressivement leur place dans les processus d’apprentissage informel notamment. Ainsi de plus en plus de plateformes proposent une fonctionnalité (ou/et une connexion) de réseau social via lequel l’apprenant et l’enseignant peuvent échanger dans une même communauté.

Ces fonctionnalités, naissantes dans les LMS, sont certainement appelés à se développer, à la demande des entreprises, qui souhaitent que l’apprenant, le salarié, l’étudiant dispose d’un véritable environnement numérique de travail plutôt que d’une « simple » plateforme de formation.

Une autre évolution sera certainement à terme l’intégration dans les LMS de fonctionnalités d’e-commerce, encore peu présentes aujourd’hui. En effet, dans la mesure où l’utilisateur, via le catalogue de formation de mieux en mieux géré (recherche, filtre, auto-évaluation), peut choisir son parcours, s’y inscrire, on ne voit pas pourquoi il ne pourrait pas directement l’acheter sur la plateforme.

Et enfin une des évolutions déjà présente, est la possibilité d’apprendre de façon désynchronisée. L’apprenant suit un ou deux modules par exemple en mode déconnecté, puis lorsqu’il se reconnecte sur le système, son historique est mis à jour par le LMS : cela répond à l’évolution du monde professionnel dans lequel le travail est de plus en plus nomade et où la frontière entre temps de loisirs et temps professionnel est de moins en moins marquée.

Le développement des communautés d’apprenants va de pair avec la mise à disposition des médias sociaux dans les SLMS (Social Learning Management System). Ainsi l’apprenant inscrit sur un parcours de formation est automatiquement membre de la communauté apprenante associée

Via sa communauté, l’apprenant pourra échanger ses idées, agir sur le contenu du cours, partager ses pratiques, chercher des compétences expertes, communiquer avec d’autres membres, accéder au microblog…

Médias sociaux, formation informelle et effet pervers ?

Les outils du web 2.0 ont créé de nouveaux usages et ont entraîné de profonds bouleversements dans les processus de formation et dans le rôle du formateur/enseignant…

E-learning : une histoire courte mais riche d’évolution

Nous sommes passés en une dizaine d’années de dispositifs centrés sur le formateur, des modules largement issus de la formation présentielle et simplement transposés à la FAD (Formation à Distance), à des dispositifs centrés sur l’apprenant, cette transformation étant rendue possible par la généralisation d’outils (ceux du Web 2.0 notamment) qui modifient en profondeur le mode de communication des utilisateurs.

Les outils du web 2.0 ont créé de nouveaux usages et ont entraîné de profonds bouleversements dans les processus de formation et dans le rôle du formateur/enseignant.

Nous en sommes aujourd’hui à l’ère du collaboratif, où l’on peut dire que les services de partage, de social learning et les pratiques collaboratives sont mis en valeur et proposés à l’apprenant et à l’enseignant/formateur. Chaque membre d’une communauté d’apprenants enrichit le contenu, partage ses pratiques et ses difficultés.

Bienvenue dans l’ère du collaboratif…

Avec l’utilisation des outils du Web 2.0, la connaissance se construit en permanence. La connaissance n’est plus la propriété de « celui qui sait » diffusée verticalement vers celui qui apprend. La connaissance devient collective, partagée à travers les réseaux vers des communautés d’utilisateurs.

La part allouée à la formation informelle est aujourd’hui de plus en plus importante dans les dispositifs blended, et l’accent est mis sur les communautés de pratiques, les communautés d’apprenants qui partagent, enrichissent et échangent le contenu de l’apprentissage.

Ainsi l’apprenant, pour peu qu’il sache chercher, utiliser et partager l’information, en tire un bénéfice pédagogique certain.

Nous savons par également que nous acquérons la majorité de nos savoir faire et savoir en situation de formation informelle

…et de la formation informelle.

Dans la formation informelle, les apprenants fixent eux mêmes leurs objectifs. Ils apprennent quand ils ont besoin d’apprendre, et voient l’efficacité de l’apprentissage lorsqu’ils savent faire quelque chose qu’ils ne savaient pas faire avant.

Il y a situation de formation informelle par exemple lorsque l’information vient suite à une demande de l’apprenant qui cherche de l’aide à travers son réseau, ou bien lorsque les personnes reçoivent une information utile à travers une conversation. La situation de formation informelle ne se distingue pas forcément de la situation de travail. Les intéressés n’ont pas forcément la conscience d’apprendre.

Cet apprentissage informel est géré par l’apprenant lui même qui le jugera efficace s’il résout ses problèmes ou augmente effectivement son savoir-faire.

Le contexte économique actuel, le besoin d’aller toujours plus vite, de gagner du temps, obligent à disposer du maximum d’informations pertinentes et actualisés afin d’agir vite et bien, pour procurer aux acteurs de l’entreprise tous les moyens nécessaires à l’action : c’est l’enjeu de la formation et de la capitalisation des connaissances.

De nouveaux outils à disposition

La panoplie des outils e-learning, qu’ils soient LMS, outils auteurs ou autres outils d’animation, répondent à la nécessité pour les entreprises de disposer d’une formation/information quasi en temps réel. L’information et la connaissance sont aujourd’hui les armes de la performance pour les entreprises.

Les médias sociaux sont donc de plus en plus largement utilisés dans la formation parce qu’ils répondent aux besoins de communication, d’échange et de partage des apprenants.

Mais prenons un peu de recul, demandons nous quelle est l’utilité réelle de tous ces outils mis à la disposition des apprenants ?

Les apprenants utilisent ces outils pour :

  • Trouver des réponses à leurs problèmes ou proposer des réponses.
  • Être au courant de ce qu’il se passe dans leur entreprise et leur métier, faire de la veille technologique.
  • Construire un réseau fiable de collègues, d’experts à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise.
  • Communiquer, échanger,  collaborer avec des collègues.
  • Partager des ressources et de l’expérience.
  • Améliorer leur efficacité.

Le coeur du dispositif n’est plus le contenu déployé, mais l’apprenant et la communauté qui interagit,  collabore,  enrichit le contenu,  crée du lien.

Quid de l’accompagnement ?

La tentation peut alors être grande pour l’entreprise de déplacer la responsabilité de la formation sur l’apprenant. La mise à disposition d’outils, l’efficacité des réseaux sociaux, l’horizontalité des processus d’apprentissage ne doit pas faire oublier que l’efficacité pédagogique tient principalement dans la faculté qu’ont les apprenants à chercher, analyser, produire de l’information.

Sans accompagnement adéquat, le risque est donc de creuser l’écart existant entre ceux qui savent utiliser ces nouveaux outils, ceux qui savent chercher, analyser, produire de l’information, et ceux qui ne savent pas, qui ne sont ni prêts ni préparés à cela.

Ce qu’il faut, c’est certainement que tout le monde apprenne à apprendre, et surtout ceux qui sont le moins préparés, au niveau technologique ou culturel.

Le défi que doit relever le e-learning aujourd’hui reste celui de l’innovation pédagogique, la réelle prise en compte d’un accompagnement afin que les technologies à notre disposition servent les objectifs de toute formation : acquérir des savoirs, savoir faire et peut être savoir être…