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Auteur : Dominique Gros

20 posts

Bilan d’application élargi sur les outils et méthodes de remédiation cognitive

Cet article fait suite à deux précédents articles publiés concernant le projet Gaïa.

Ce projet a pour objectif de faciliter les relations sociales de personnes, souffrant de troubles psychiatriques, à travers l’utilisation de modules de remédiation cognitive développés sur mesure. Read more Bilan d’application élargi sur les outils et méthodes de remédiation cognitive

Outils-auteur les mieux adaptés au développement immersif ?

Une des questions posées dans le cadre de la Web-conférence du 22.10 co-animée par mes soins porté sur les outils-auteurs permettant la production de modules médiatisés immersifs. Read more Outils-auteur les mieux adaptés au développement immersif ?

Evaluation du cout de développement d’un module immersif

Une des questions posées dans le cadre de la Web-conférence du 22.10 co-animée par mes soins a porté sur la question essentielle du coût de développement d’un module immersif.
Cette question est complexe. Elle doit être analysée sur deux plans principaux :
la scénarisation et l’intégration+production. Les éléments déterminant l’évaluation du cout sont multifactoriels : Ressources humaines et numériques, objectifs de scénario, type de module et outil-auteur utilisé. Read more Evaluation du cout de développement d’un module immersif

Quatre fondements cognitifs pour scénariser un module immersif

Une des questions posées dans le cadre de la Web-conférence du 22.10 a porté sur les fondements de l’efficacité de l’approche immersive en matière de contenus de formation médiatisés.

Malcolm Knowles, John Keller et d’autres théoriciens de l’apprentissage nous rappellent que les apprenants adultes ont besoin de pertinence pour apprendre. Pour assurer l’efficacité d’un processus d’apprentissage, il est important d’expliquer les concepts sous forme d’histoires auxquelles les apprenants peuvent au minimum s’identifier et au mieux participer. Car en leur donnant la possibilité d’acquérir des connaissances selon leurs propres schémas mentaux, le réalisme de l’histoire facilite la mémorisation des informations.

Les neurosciences fournissent des éléments tangibles pour justifier une approche immersive, tout particulièrement en formation à distance.

Ces éléments fournissent également les bases d’un modèle de scénarisation d’un module immersif qui sera proposée en deuxième partie de cet article.

Éléments fondamentaux des neurosciences :

1) L’engagement actif dans son territoire

L’apprenant est d’autant plus actif et engagé si l’envie de réaliser l’action de formation est forte. Cette envie est déclenchée quand sa motivation est corrélée avec la perception de de son intérêt personnel car l’action proposée le conforte dans son « territoire mental ». Il se sent donc sécurisé.

2) Le désir mimétique en situation

En neurosciences cognitives, les neurones miroirs jouent un rôle dans la cognition sociale, notamment dans l’apprentissage par imitation. Ce besoin d’imitation constitue un élément central de la cognition. Chaque fois que nous voyons une autre personne agir, surtout si elle nous paraît semblable à nous, des neurones miroirs  » s’allument  » dans notre cerveau, qui imite celui du modèle.

3) Le retour d’information empathique

Recevoir un retour d’information immédiat sur l’action en cours est constitutif de l’apprentissage. Plus le retour est proche dans le temps de l’erreur, plus l’action corrective sera efficace et intégrée de manière pérenne.

Les erreurs sont positives et sources d’apprentissage. L’apprentissage se déclenche lorsqu’un signal d’erreur montre que la prédiction générée par notre cerveau n’est pas parfaite. Il ne peut pas exister d’apprentissage quand tout est parfaitement prévisible.

4) La consolidation par la répétition

L’automatisation des connaissances est essentielle. L’automatisation est le fait de passer d’un traitement conscient, avec effort, à un traitement automatisé, inconscient. Le point culminant d’un apprentissage est le » transfert de l’explicite vers l’implicite » : c’est l’automatisation des connaissances et procédures. Cette automatisation passe par la répétition et l’entrainement. Pour mémoriser une information, notre cerveau a besoin de trois passages au minimum.

Conséquences en matière de scénarisation :

La chronologie des quatre fondements fournit la base de toute scénarisation d’un module immersif à condition que celui-ci cible un objectif pédagogique et opérationnel précis, permettant donc la construction d’un module séquencé (granularisé) dont la durée ne dépasse pas 30 minutes.

1) Situation contextualisée réflexive :

Quelque-soit la combinaison des médias utilisé, l’objectif de cette 1ère séquence est bien d’impliquer l’apprenant en le rassurant et le motivant. Par exemple, le visionnage d’une vidéo, montrant un personnage qui raconte une situation-problème et exprime les questions qu’il se pose, ne sera efficace que si les éléments de contexte et de problématique sont explicitement ceux de l’apprenant (appartenant au public ciblé).
Ce personnage référent doit se comporter de manière professionnelle même si dans le scénario quelques erreurs en terme d’actions, décisions ou comportements peuvent apparaitre.
Pour sécuriser cette entrée en situation, le point d’entrée dans cette séquence peut être conditionné par un test de positionnement qui garantit l’opportunité de démarrer cette séquence.

2) Exercice d’analyse de situation séquencé :

Dans le prolongement direct de cette situation, il s’agit de valider ou d’invalider les actions ou décisions prises par le personnage en situation, en prenant sa place. Cette série d’exercices d’analyse de situation mimétique permettent d’engager l’action de l’apprenant. Il va, par les questions qu’on va lui poser, se substituer au personnage présenté en séquence introductive. Cet phase d’exercice d’analyse de situation doit s’appuyer précisément sur ce qui est entendu, vu, perçu et lu dans la séquence introductive. Les exercices présentés en séquence doit permettre d’évaluer le contexte, la situation, les actions, comportements ou décisions prises, quelque-soit leur forme médiatisée (du simple QCM à l’association d’items).

3) Feed-back de conseil, de correction et exposé des notions clé :

La série d’exercices en situation mimétique ne sont pas un but en soi. Ils doivent permettre l’erreur et fournir des feed-back de conseil utiles, favorisant la réussite de l’exercice. Les feed-back de correction (par exemple au 2ème essai) doivent positiver l’erreur et fournir les éléments clé de résolution et les bases fondamentales de savoirs associés.

4) Bilan final et synthèse dynamique des acquis :

Le bilan final est fourni s’il est possible et cohérent de mesurer les acquis en % de réussite partielle ou totale de la série d’exercice. La condition est que chaque exercice proposé mesure une compétence d’action ou décisionnelle précise et univoque. Par exemple « la capacité à analyser et formuler le contexte ». Le bilan fournit l’occasion de reformuler les concepts et règles fondamentales qui ont déjà été proposés dans les feed-back d’exercice.

En sus ou en remplacement du bilan des acquis, une note de synthèse des fondamentaux à mémoriser est proposée en séquence finale, sous une forme médiatisée. Elle permet la prise de note et la mémorisation « multicanaux » des notions fondamentales (graphe synthétique animé, carte mentale, messages clé à écouter …)

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Réforme de la formation professionnelle | Innovation & numérique : vers plus d’initiative et de responsabilité pour l‘apprenant ?

La suite de l’article :
[ Innovation & numérique – 2/2 : les acteurs ] est lisible sur :
http://learning-sphere.com/fr/innovation-numerique-22-les-acteurs/

Cet article présente les dispositions de la réforme de la FCP avec un zoom sur les dispositions concernant la FOAD, ainsi que ces enjeux sociaux, en particulier vers les adultes les moins qualifiés. Un deuxième article se focalisera sur les enjeux au niveau des entreprises et des formateurs-consultants.

Comme l’année 1971 avec les lois Delors, l’année 2014 restera, pour les acteurs de la formation, professionnelle, une année clé marquant une forte évolution de l’organisation des dispositifs de la formation des adultes. Cette évolution résulte d’un compromis issu d’une négociation entre partenaires sociaux et puissances publiques. Elle commence à peine à se mettre en œuvre sur deux terrains ; celui des entreprises (de très grandes aux TPE) d’un côté avec l’appui des OPCA, et celui des dispositifs réglementés (jeunes, demandeurs, d’emploi, personnes handicapées, etc…) de l’autre, avec le pilotage des Conseils Régionaux. Si la loi a été promulguée en mars 2014, avec au fil de l’eau la publication des principaux décrets associés (CPF, CEP, S2CP,  etc…), on prend aujourd’hui connaissance de celui sur la «qualité», tout juste paru le 30 juin 2015 ! L’Etat a souhaité engager cette réforme pour deux raisons fondamentales :
– la logique de rééquilibrage vers les personnes les plus faiblement qualifiés est la première raison qui a poussé le gouvernement à légiférer. La volonté des pouvoirs publics (Etat et régions), relayée par les partenaires sociaux, est de favoriser, dans l’intérêt général, un accès réellement ouvert, tout au long de la vie, aux salariés et aux demandeurs d’emplois, les plus fragiles. Plusieurs outils portés par la réforme sont ici mobilisés : le Socle des Connaissances et des Compétences Professionnelles(1), le Compte Personnel Formation, le Conseil en Evolution Professionnelle (CEF) avec les cinq réseaux concernés(2), les actions d’accompagnement de la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) ;

– la logique de rénovation de l’offre pour que les actions de formation ne soient plus conditionnées d’abord par des règles administratives, mais bel et bien, par des intentions pédagogiques innovantes qui permettent le déploiement d’ingénieries plus ouvertes, intégrant, quand c’est utile, la distance aux profits des apprenants de plus en plus connectés (pour certains d’entres-eux, en tout cas).
Nous pouvons être dubitatifs, critiques, voir inquiets sur la partie liée à l’organisation administrative et financière. Ces frottements ont, et auront, des impacts  économiques et sociaux forts. La réforme est systémique, dynamique et toujours problématique, car complexe. Nous sommes, aussi et en même temps, lucides sur les avancées qu’elle offre en terme d’innovation, non pas technologique, mais bel et bien, pédagogique(3).

L’innovation avec le décret sur la FOAD, portée par le numérique

De tous les décrets déjà publiés, celui sur les Formations Ouvertes et à Distance (ou FOAD) daté d’août 2014(4) est très certainement celui qui offre de réelles perspectives d’innovation en formation. Au cours des XIIèmes rencontres nationales du FFFOD à Poitiers en janvier 2015, Jacques Bahry, a proclamé dans sa conclusion, «2015, l’an 1 de la FOAD !». Il soulignait ainsi le travail de lobbying du FFFOD depuis 1995 qui a permis de lever les barrières pour qu’un adulte puisse, aujourd‘hui en France, apprendre formellement, sans la présence continue de son formateur !

La loi du 5 mars 2014 dispose que l’action de formation continue peut se réaliser en tout ou partie à distance, le cas échéant en dehors de la présence des personnes chargées de l’encadrement.
1 – La formation peut être séquentielle (c’est-à-dire discontinue)
2 – La formation peut s’effectuer en tout, ou partie, à distance.

Le programme devra préciser :

•    les objectifs pédagogiques et opérationnels ;
•    la nature des travaux ou des productions demandés et le temps forfaitaire estimé (en fonction des pré-requis selon l’individualisation recherchée) ;
•    les modalités de suivi et d’évaluation spécifiques ;
•    Le niveau de connaissances préalables requis pour suivre la formation (nouvelle mention obligatoire)
•    et les moyens humains et techniques d’organisation, d’accompagnement ou d’assistance en présence et à distance (profil des tuteurs ou accompagnateurs).

La justification de l’action sera portée par :

–    une attestation de réalisation des travaux programmés et non plus «feuille de présence» (de la suspicion  à la confiance avec contrôle possible)
–    les informations concernant le suivi de l’action (du tracking vers le reporting collaboratif) et les évaluations spécifiques organisées (de sommative à régulative).

Le numérique pour organiser et animer la multimodalité

Les pédagogies actives, collaboratives, basées sur l’autoformation accompagnée avec des ingénieries tutorales distantes adaptées, par exemple, n’ont pas, n’ont plus à justifier de la «présence» de l’apprenant, mais de son «assiduité». C’est peut-être du côté du «Plan de formation» que l’on peut s’attendre rapidement à la fois à de l’innovation pédagogique(5) et à une ouverture vers les adultes peu qualifiés, mais, aussi et surtout, les actions FOAD (ou multimodales), plus souples répondant mieux aux besoins spécifiques des adultes peu qualifiés, dont les personnes en situation d’illettrisme, salariées ou non. Ces publics seront-ils en mesure d’exercer tous leurs droits, passant en particulier par l’ouverture et la gestion en ligne(6) de leur CPF ?

La FOAD est valorisée par la réforme ! La mise en place des actions de type FOAD, dans ce nouveau cadre légal, n’est possible qu’en mobilisant adéquatement les outils et les ressources numériques. Le numérique y contribue à la fois comme objet d’apprentissage, comme vecteur et supports d’apprentissage, comme outils de production et enfin, comme espace d’interaction(7) (synchrone et asynchrone). Il est au service de la multimodalité (présentiel & distanciel), au service de la diversité (pédagogie transmissive et collaborative), au service de l’activité (individuel et collective) où l’apprenant est perçu aussi comme un producteur de connaissances, et enfin, au service de la porosité positive (entre apprentissage formel et informel). La somme de ces situations permet d’alterner pour des parcours : FOAD des «Lieux de formation» et des dynamiques «Espaces-temps» avec plus de souplesse, au profit des apprenants.

Des enjeux à la fois culturels, territoriaux et socio-économiques

Former au plus près des besoins, de manière flexible et individualisée, en favorisant un accompagnement «sur mesure», quelle que soit la distance entre le formateur et l’apprenant, en intégrant les phases d’isolement, tant géographique que relationnelle, tout cela repose sur une maitrise partagée d’une culture et d’une pratique du numérique. Selon les résultats d’une étude internationale réalisée par l’OCDE en 2013 dans 27 pays développés (étude PIAAC d’octobre 2013), la France se classe parmi les derniers pays étudiés pour les compétences en « Littératie et en Numératie, y compris numériques »(8) (21,6 % des adultes en grande difficulté en France contre 15,5 % en moyenne dans l’OCDE). Quelques données chiffrées illustrent cette situation :
– 1,7 million de jeunes NEET (Sans emploi, ni formation, ni éducation), 200 000 jeunes rejoignant, tous les ans, cette cohorte de personnes sans véritable avenir économique ou social assuré ;
– 2,2 millions de chômeurs de longue durée, dont une proportion importante de seniors qui n’ont jamais été formés ou qui souffrent d’énormes lacunes de compétences de base ;
– et 3 millions encore de travailleurs du secteur privé maîtrisant eux aussi mal les compétences de base (22 % des 15 millions de salariés du privé).

De notre point de vue, l’enjeu du développement des actions de type FOAD, en termes de cohésion sociale et de compétitivité, est donc massif et nécessite la mobilisation de tous les acteurs concernés par la formation en France, OPCA en premières lignes.

Dominique Gros & Jean Vanderspelden
FFFOD (www.fffod.fr) & Learning Sphere (www.learningsphere.com)

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(1) Socle des Connaissances et des Compétences Professionnelles avec des actions de formation ouvertes qui seront certifiantes pour les adultes faiblement qualifiés.
http://www.fpspp.org/portail/resource/filecenter/document/042-00001i-07m/140528-referentiel-socle.pdf

(2) Conseil en Evolution Professionnelle avec l’appui des Missions Locales, Pôle Emploi, Cap Emploi, l’APEC, le réseau des FONGECIF, plus les organismes désignés par les Conseils Régionaux.

(3) Voir l’article de S. Enlart «On a tendance à confondre innovation technologique et innovation pédagogique» – http://www.cci.fr/web/performance-et-innovation/interview/-/asset_publisher/26wQ/content/nterview-:-sandra-enlart-on-a-tendance-a-confondre-innovation-technologique-et-innovation-pedagogique

(4) Voir le décret n°2014-935 du 20 août 2014 relatif aux formations ouvertes ou à distance sur le site du Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social : http://travail-emploi.gouv.fr/textes-et-circulaires,1651/annee-2014,2223/decrets,2459/decret-no-2014-935-du-20-aout-2014,17971.html

(5) http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2015/01/04/les-10-innovations-pedagogiques-qui-feront-peut-etre-2015.html : Apprentissage social massif en ligne, le design pédagogique, la pédagogie inversée, AVEC (Apportez Vos Equipements Connectés) ou BYOD, apprendre à apprendre, évaluation dynamique, l’apprentissage événementiel, apprendre par narration, les concepts clés et le bricolage !

(6) Activation sur le site http://www.moncompteformation.gouv.fr/ à partir de son numéro de sécurité sociale comme identifiant unique. Ce site national a été mis à disposition de tous (sauf les fonctionnaires) par la Caisse des Dépôts le 1er janvier 2015. La notice portant les conditions d’utilisation de cet outil en ligne, que nous devons tous lire avant d’ouvrir notre compte, compte … 19 pages ! Quid pour les 2.5 millions de personnes en situation d’illettrisme en France en 2015 ? Quid aussi du développement de la littératie numérique pour tous ? Paradoxe !

(7) Voir tuto en ligne «Intégration du numérique en formation» : https://www.youtube.com/watch?v=2s91So97cYo

(8) Voir site du Collectif Numérique et Apprentissage des Adultes : http://www.cn2a.fr

 

Les outils immersifs et interactifs en remédiation

Conditions de succès et perspectives d’utilisation. 

Rappel sur le projet Gaïa   :

Le projet Gaïa est le fruit d’une collaboration entre l’Association Francophone de Remédiation Cognitive (AFRC), le Service Universitaire de Réhabilitation du CH Vinatier, le CHU vaudois et Dominique GROS (Tutoractiv).
Il a permis le développement d’un outil permettant de rééduquer la capacité des personnes souffrant de troubles psychotiques chroniques à comprendre les émotions exprimées par le visage d’autrui.
Cet outil repose sur un ensemble de modules interactifs de remédiation (jeux de rôle) qui ont pour vocation d’être utilisés, sous la supervision d’un professionnel de la santé en situation d’assistance.
Le projet a été présenté en 2013 dans un précédent article (http://learning-sphere.com/fr/apport-des-approches-et-outils-de-remediation/).

Reconnaissance du projet (Tour de France du Numérique pour la Santé) :

La présentation du projet a été réalisée dans le cadre du Tour de France du Numérique pour la Santé en Région Rhône-Alpes à Lyon le 26 Novembre 2014.
L’Association FORMATICSanté en est l’organisateur dans toute la France.
Voir : http://tourdefrancenumeriquesante.fr/

Le projet a été sélectionné avec 8 autres projets régionaux. Son poster de présentation a été primé.
Ceci nous permettra de poursuivre le travail de communication en France puis à l’International.
Le projet est actuellement en phase de validation scientifique à partir d’une étude au sein de 4 Centres Hospitaliers dont le CH Le Vinatier de Lyon. Elle se terminera mi- 2015.
Les résultats sont prometteurs puisque, jusqu’à présent,  la méthode Gaïa obtient 2 fois plus d’efficacité en remédiation que les approches classiques de jeux de rôle.

Perspectives d’évolution et d’adaptation :

Les apports de la remédiation cognitive dépassent largement le cadre de la psychiatrie.

Les troubles cognitifs spécifiques concernent une part importante de la population mondiale, notamment ceux du développement du langage ou du comportement. Des études récentes tendent à montrer que l’illettrisme pourrait venir de troubles cognitifs, associés à un environnement socioculturel peu favorable aux apprentissages et aux difficultés dans les compétences sous-jacentes à cette acquisition.
Les troubles cognitifs renvoient aux relations entre le développement cognitif et langagier d’une part et l’accès à la langue écrite et la communication sociale et non-verbale d’autre part.
Ces difficultés de communication posent des problèmes croissants de santé publique et de cohésion sociale.
Il est donc primordial pour les personnes souffrant d’un tel handicap de pouvoir bénéficier d’aménagements  « inclusifs et compensatoires », en s’appuyant sur des structures professionnelles de remédiation et d’accompagnement. L’ordinateur prend une importance centrale dans les vies de toutes les personnes. Il est donc très intéressant d’utiliser ce type de technologie pour une assistance personnalisée et immersive (en situation). L’ordinateur est donc le pivot d’une relation tripartite et interactive : revalorisant la personne accompagnée.
L’outil doit permettre d’établir un diagnostic en situation et induire une « compensation personnalisée et évolutive », en s’appuyant sur le travail de professionnels de la communication écrite, verbale et non verbale.

Conditions de développement et de pérennisation :

Le développement de ce type de dispositif s’appuie sur une démarche coopérative et ouverte,
à l’opposé de celle concernant un serious-game développé en studio par exemple   :

1- L’outil doit permettre, au fil du temps, de créer ou modifier son contenu :

Ressources incorporées, questionnaires et feed-back sont modifiables au fil de l’expérience en utilisation et en situation de remédiation, à partir des formats de médiatisation existants :
Perceptions des situations vidéo ou animées, navigation et ergonomie, lisibilité et compréhension des corrections,  banque de situations représentatives.

Le paramétrage et l’évaluation de l’efficacité de ce type d’approche se fondent sur l’observation symptomatique des performances de l’individu ainsi que de son ressenti.

L’approche est donc systémique en instaurant une boucle de rétroaction :
Utilisateurs => Accompagnateurs => Développeurs => Utilisateurs …

2- L’outil est basé sur un scénario immersif et progressif :

L’environnement est construit de manière réaliste et simple.
Par exemple, pour Gaïa:

  • Photos réalistes du décor relatif à la scène.
  • Personnages introductifs de la situation exposée en format de « bande dessinée animée » avec éléments de dialogue à analyser.
  • Personnage « cliquable » pour lancer la vidéo correspondante.
  • Exercices permettent une « montée en charge » progressive: QCM d’analyse en séquences « en escalier », avec palier de remédiation complété par un feed-back de « correction », induisant un bilan d’activité final en fin de module.

3- L’outil doit permettre un transfert sur une plate-forme de type LMS:

Une fois les modules stabilisés, cette intégration doit permettre un tracking et une historisation des résultats par individu (chemin de performances) en particulier : temps passé, points de reprise et scores.

4- l’outil doit permettre une appropriation technique par l’équipe de formateurs-médiateurs :

Ils seront formés à l’utilisation des outils auteurs. Il s’agit pour eux d’être totalement autonomes dans la phase de maintenance évolutive de l’outil.
L’outil-auteur (qui a servi à son développement) doit donc être convivial et puissant.
La démarche du prestataire technique doit être de type développement > accompagnement > formation-action.

Accroitre l’efficience commerciale d’une PME avec le e-learning

Proposer une offre de modules e-learning « métiers » n’est pas réservé aux grands comptes pour développer des dispositifs de formation classiques.

La PME alsacienne Vox Animae est spécialisée dans le métier de « comportementaliste ».
Son but est « d’aider des propriétaires de chiens et de chats, ainsi que tout professionnel en contact avec ces animaux, à résoudre les problèmes de cohabitation, et à instaurer une relation harmonieuse, respectueuse et durable avec leur animal ».

Cette entreprise a été soutenue par le CEEI Alsace : « Structure régionale d’accueil et d’ingénierie  pour  à l’accompagnement et le  financement de projets d’innovation déployés au sein des entreprises de la région Alsace. »

Cette entreprise, très sensibilisée à la communication par le web (en raison notamment de sa position géographique excentrée par rapport au centre de la France), a compris l’intérêt du marketing pédagogique via le multimédia :

  • Les modalités pédagogiques, qui engagent  l’apprenant et dont l’attractivité est forte, permettent de se différencier de la concurrence et de valoriser l’offre de formation. Cette valorisation met en évidence les points forts du discours pédagogique et les atouts des produits ou prestations de services.
  • L’intérêt de recourir au e-learning dans une approche de communication-produit par le web est majeur car cela permet de :
    Accroître la visibilité sur le web et le temps passé, par le visiteur, à explorer et naviguer
    Communiquer avec le même outil quelque-soit le support (web, clé USB, LMS …).

Dans le cas de Vox Animae , il s’est agi de rentabiliser l’investissement pédagogique et multimédia : 12 modules de formation rapide et fortement interactifs utilisés de manières complémentaires :  supports de communication lors d’interventions diverses (formations en présentiel,  conférences, portes ouvertes, ateliers…),  outils d’auto-apprentissage (aide à la vente pour mieux cibler les besoins du client).

  • Le choix du secteur est essentiel.  Il est stratégique car il s’agit de conquérir les clients  « par le haut » pour convaincre le prospect de l’excellence de l’offre (combiné avec un référencement adéquat) au-delà des messages publicitaires classiques. Les propriétaires de chiens choisissent de recourir à un comportementaliste quand la situation le demande, parfois de manière urgente : il leur faut donc choisir le meilleur prestataire.
    Par ailleurs, l’objectif est d’accroître la rentabilité de l’action commerciale en optimisant la relation-client tout en faisant gagner du temps au futur client.

Dans le cas de Vox Animae, les contenus sont proposés pour un prix symbolique sur le site web pour démontrer l’expertise de l’entreprise et séduire les acheteurs potentiels :

  1. Accès site web : http://www.vox-animae.com/depuis-chez-vous-en-foad
  2. Catalogue : http://www.vox-animae.com/e/23-modules-de-formation-en-ligne
  3. Exemple d’1 extrait de module : http://www.tutoractiv3v.com/LBS-Module12/SCO_0001/default.htm

Il est prévu de transformer ces modules en HTML-5  dans une 2ème étape (lecture sur tablettes)

Nota : Le témoignage du client est visible sur mon site dans la rubrique correspondante.
D’autres exemples de didacticiels-produits sur mon site : http://www.tutoractiv3v.com/didacticiels.html

Un exemple d’utilisation des outils médiatisés pour la Remédiation en Collège

L’élève en difficulté scolaire constitue sûrement l’une des principales préoccupations de l’enseignant, à la fois pour des raisons individuelles (le risque de son échec) et pour des raisons collectives (la menace dans l’équilibre de sa classe).

La remédiation s’appuie sur une triple démarche :

1-       l’évaluation formative des acquis de l’élève dans une séquence de formation évaluative individualisée.
2-       la rédaction par l’élève d’une « fiche  bilan »  pour réfléchir aux différentes phases de son apprentissage (réussites, échecs, méthodes, difficultés …).
3-       Un tutorat en situation sous forme d’aide méthodologique essentiellement, de soutien et d’encouragement.

L’outil de remédiation est construit sur la base des ressources habituellement utilisées par le formateur et vise un champ de savoirs et de compétence précis et limité.

Exemple : http://www.tutoractiv3v.com/LeTemps/SCO_0001/default.htm
(Utilisation des mots indispensables reliés au Temps).

L’activité en remédiation doit être réalisée et évaluée dans un espace de temps limité (ici « étudier globalement la compréhension d’une phrase pour comprendre/utiliser des mots caractéristiques dans un contexte déterminé ») : en moins d’une demi-heure.
Le module est construit « sur mesure » en fonction des points durs identifiés par les enseignants.

Caractéristiques du module médiatisé :

  • Approche itérative par page : « je lis pour comprendre, j’utilise l’indice, je visualise le référentiel de manière ciblé, je réponds à la question et je visualise ce qui manque ou ce qui est faux, je lis à nouveau …»
  • Activité riche (principalement en écriture contrôlée) et non de type QCM.
  • Progressivité de l’apprentissage (page en « sas d’entrée » puis ensemble de pages homogènes avec bilan final et possibilité de reprise globale)

Pertinence de l’outil :

  • Pour qu’une remédiation soit pertinente, elle doit permettre d’abord d’identifier les erreurs propres à l’individu. L’outil offre d’abord une fonction diagnostic. Dans le module en démonstration : le diagnostic porte sur l’attention globale, la compréhension, la construction d’une démarche itérative, la capacité de correction.
  • Ensuite, en fonction de l’analyse de la première expérience et de la notation des points d’attention, la remédiation doit être basée sur la mise en œuvre d’une démarche de progrès dans un ensemble d’activités construites dans un ensemble homogène (module complet). L’outil doit permettre un apprentissage progressif, évoluant par palier. Le module en démonstration est un élément d’un parcours complet (exploration du Temps par niveau de difficultés, puis de l’Espace …). Ainsi la démarche se renforce au fur et à mesure de l’apprentissage des éléments de langage ciblés.

Compétences visées et évaluées:

  • Lire chaque phrase et la comprendre.
  • Utiliser (en l’écrivant) le mot manquant en contexte tout en respectant les règles grammaticales.
  • Travailler de manière méthodique et approfondie.
  • Savoir utiliser l’espace numérique de travail tout en utilisant les aides fournies (dictionnaire en ligne, définitions interactives)

Mesure de performance (comparaison entre élèves) :

  • Temps passé
  • Complétude de parcours
  • Volonté de réussite (tout particulièrement réussir le passage de la 1ère étape)
  • Score global

Prolongement (après exécution) => travail en salle de cours, débriefing collectif :

  • Enrichir le vocabulaire
  • Travailler sur les champs sémantiques
  • Rechercher des mots synonymes, des expressions imagées
  • Inventorier et explorer le lexique du thème traité
  • Collecter, composer les mots d’une famille
  • Travailler les dérivations tant en lecture qu’en écriture

Les plus de la démarche de remédiation :

  •  Un élève en difficulté est celui qui cumule un ensemble de difficultés. Il montre des lacunes dans ses savoirs. Il ne dispose pas d’outils fondamentaux pour construire son savoir (langage, lecture …). Il souffre de manques dans certaines capacités perceptives (discipline du regard, anticipation, failles dans la phase de mémorisation, attention fuyante…).
  • Un autre type d’élève en difficulté ne donne pas de sens social aux apprentissages dans lesquels il s’engage. Les problèmes qui lui sont posés sont trop loin de sa réalité et du monde virtuel qu’il côtoie.  De plus, il n’a pas conscience de ses moyens de réussite.

Ces difficultés sont particulières handicapantes en collège où un certain nombre de dispositifs de soutien sont mis en œuvre : classes ULIS (petit groupe d’élèves présentant le même type de handicap) et classes DAQUIP (parcours individualisés pour lutter contre le décrochage scolaire).

Pour cet ensemble de raisons, l’investissement en développement d’outils de remédiation est une démarche prometteuse en matière d’efficacité scolaire. De plus l’utilisation d’outils numériques rend le dispositif plus attractif aux yeux de l’élève (relation à l’outil et non face à face avec le professeur). L’accompagnateur est dans une démarche de soutien et de bienveillance et non prescriptive.

Conditions de réussite :

  • Travailler en proximité avec l’enseignant (besoins, scénarisation, collecte des ressources)
  • Valider les outils en situation et les ré-ajuster en phase de test
  • Cibler les outils sur des capacités précises et très ciblées
  • Utiliser des outils de développement rapide, conviviaux, riches et attractifs (ceux d’E-DOCEO en particulier).

Relever durablement la rentabilité d’exploitation des OF avec le numérique

Un article récent publié sur le site Management de la Formation
(http://goo.gl/CbDTmg) en date du 25 mars 2014 mentionne deux éléments clé :

« 1) La baisse aux alentours de  5 % du taux de résultat d’exploitation des organismes de formation privés pour 2013 (estimation) selon la dernière étude Xerfi-Précepta.
Ce taux était de 9% pour l’année 2008. Les marges sont donc sous pression à cause de la baisse des prix liée entre autres à la concurrence intra-sectorielle.

2)  33% des salariés ont suivi une formation numérique en 2012 (source primaire Cegos) et 80% des 250 plus grandes entreprises françaises mettent des bibliothèques de modules de formation en ligne à la disposition de leurs collaborateurs. »

La conclusion de l’article est la suivante :

« La loi du 5 mars 2014 va accentuer le trait. Cette réforme supprime l’obligation de payer (le 0,9%) et renforce l’obligation de former. Ces formations devront être tracées dans les entretiens professionnels nouvellement institués. Les organismes doivent se remettre en cause et proposer aux entreprises des formations modulables, adaptées à leurs attentes et à celle de leurs collaborateurs. Les dépenses de formation étant désormais scrutées comme un investissement, le ROI devient également incontournable dans les discussions entre organismes et responsables formation puis responsables formation et managers voire même direction. Parallèlement, la digitalisation de la formation professionnelle doit apporter l’agilité réclamée par les organisations. »

Approfondissement de l’analyse :

La concurrence intra-sectorielle est effectivement un facteur important d’écrasement de la rentabilité des OF.
Néanmoins, ce qui est structurellement grave est le fait que la formation continue bénéficie à trop petit nombre de salariés et demandeurs d’emploi.

Une étude de l’AFPA en 2011 fait apparaître que 58% des salariés d’entreprises de moins de 20 salariés n’ont pas bénéficié de formation ces cinq dernières années… alors que ce sont eux qui, quand ils en bénéficient, la jugent la plus utile.

De même, plus d’un tiers des salariés sans diplôme, des employés du secteur des services et des ouvriers n’ont pas reçu de formation ces cinq dernières années (contre 23% en moyenne).

Par contre, 68 % des cadres supérieurs bénéficient de formation professionnelle.

Selon une étude récente de l’INSEE (2012), si huit personnes sur dix de 18 à 24 ans ont participé au moins à une formation en 2012, cette proportion passe à une sur trois pour les seniors âgés de 55 à 64 ans.

Les conséquences d’une telle situation sont multiples et préoccupantes :

  1. Faiblesse structurelle du tissu des PME et d’artisans en matière d’innovation et de développement (si l’on compare par exemple à la situation en Allemagne).
  2. Impact sur le management et la cohésion des équipes (ceux qui « savent » et qui « progressent » par rapport à ceux qui « suivent »).
  3. Difficulté des entreprises qui détiennent des savoir-faire fondamentaux pour les transmettre de génération en génération, particulièrement en ce qui concerne les « tours de main» et l’expérience capitalisée par les séniors.
  4. Développement d’un chômage structurel important.
  5. Phénomène grandissant de fuite des jeunes à l’étranger.

Quelles pistes pour l’utilisation du numérique ?

Modules sur étagères ? Cette approche est adaptée pour des populations à forte autonomie et qui sont les plus aptes à développer leur projet professionnel en milieu » favorable ». Les jeunes en position d’encadrement dans les grandes entreprises (largement bénéficiaires de la formation continue) sont donc ciblés par ce type de dispositif e-learning.

L’apport des dispositifs de formation individualisés, sur-mesure et tutorés : La cible de ces dispositifs concerne les savoirs dits « d’expérience ». Ces savoirs sont complémentaires de savoirs « académiques » mais ils constituent un ensemble de postures et d’attitudes face à une situation de travail.

Grâce au travail du tuteur (un professionnel en situation ou le sénior en situation de transfert, éventuellement accompagné d’un consultant métier), les salariés (jeunes en parcours d’intégration ou « ancien » en reconversion) vont être formés au « fil de l’eau » :

  • L’accompagnement et la formation en situation vont permettre l’intégration progressive de savoirs d’expérience. L’objectif est de permettre au salarié de s’adapter et d’agir efficacement en fonction des situations rencontrées.
  • Il s’agit aussi de préserver la santé physique et psychique des salariés. On parle aussi de « savoirs de prudence ».

Le deuxième apport de ce type de dispositif est de viser le développement de « modules e-learning métiers », résultant du ciblage des savoirs propres à l’entreprise qu’il s’agit de formaliser (référencement et médiatisation) et donc de capitaliser (démarche de management de la connaissance).

Ce type de dispositif fonctionne idéalement en « blended-learning ». Il a fait l’objet de tests probants dans le cadre d’actions collectives (intra ou interbranches) dans le cadre, en particulier de L’Agence Nationale pour la Productique Appliquée (ADEPA), au début des années 2000 avant que l’association ne soit dissoute.

Faire en sorte que la formation continue soit véritablement un investissement collectif majeur (avec un appui territorial et des branches professionnelles) en ciblant des enjeux d’intégration sociale et de ré-industrialisation est une des clés de la rentabilité future et durable des organismes de formation.

11èmes Rencontres du FFFOD : Les Neurosciences éclairent les devoirs du concepteur e-larning (partie 2)

Cet article complète le 1er qui était consacré à la métacognition.

La deuxième partie de la matinée du 7 novembre était consacrée à l’exploration du cerveau attentif :
Conférence de Jean-Philippe Lachaux (directeur de recherches en neurosciences cognitives à l’INSERM Lyon).
L’exploration du fonctionnement du cerveau en situation réelle (dans son environnement) est également très éclairante pour l’apprentissage. L’attention peut être définie comme la valeur accordée à ce que je vis dans l’instant.

Le cerveau fonctionne donc en perpétuelle boucle itérative :

–       Perception de l’environnement

–       Traitement actif de l’information (filtrage et sélection des priorités)

–       Décision et Action sur l’élément choisis dans ce qui est perçu

–       Nouvelle perception

Ainsi trois à quatre décision sont prises par seconde !

L’attention est donc perpétuellement en équilibre et avance en projection vers un but.
Ses forces sont l’habitude, la perception de l’utilité générale, les émotions ressenties, l’utilité ponctuelle (le système décisionnel proprement dit).
Il existe donc des « vents violents » qui peuvent éloigner la personne de son objectif prioritaire.

Quelle conséquence pour la médiatisation des contenus de formation ?

1-     Favoriser la progression des acquis et donc de l’attention

2-     Être particulièrement précis sur l’objectif pédagogique et la vérification des acquis

3-     Éviter toutes les déviations inutiles (avatars sans objet, vidéos trop longues, messages non concentrés …)

4-     Combiner et varier les médias pour renforcer l’attention et non pour l’affaiblir

5-     Éviter tout facteur externe perturbant (consignes d’attention, points clés)

Une dernière question : le mobile learning favorise-t-il l’attention ?

Peut-on imaginer se concentrer et apprendre si je suis assis dans le métro ou au restaurant et si je reçois 20 mails dans l’instant qu’il faut traiter ? Mon opinion transparaît dans la question …